Adoption: l’Ontario gèle le processus pour des centaines d’enfants
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Adoption: l’Ontario gèle le processus pour des centaines d’enfants

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L’adoption au Canada est de compétence provinciale et territoriale. La procédure à suivre doit donc être celle de la province ou du territoire concerné.

Quand des parents-adoptants veulent réaliser un projet d’adoption interprovincial, par exemple un couple québécois qui veut adopter un enfant en Saskatchewan, les deux procédures provinciales doivent être respectées.

Quand on se tourne vers l’adoption internationale, le processus se décline en une douzaine d’étapes, allant de l’élaboration du projet d’adoption à l’ouverture du dossier auprès du Secrétariat à l’adoption internationale, des démarches administratives et judiciaires jusqu’à la finalisation du projet.

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Quant aux délais d’attente, ils vont de quelques mois à plusieurs années entre le début du processus et la venue de l’enfant adopté.

Un parcours semé d’embûches, d’espoirs et de déceptions, d’attentes, parfois de découragement et, surtout, d’espoir.

Quoi qu’il en soit, les parents en processus d’adoption sont dans un « espace de vulnérabilité à géométrie variable » sur lequel ils ont très peu d’influence.

Le gouvernement de la province de l’Ontario vient de prendre une décision qui frappe de plein fouet des parents en attente d’adoption en ordonnant le gel des procédures dans des centaines de dossiers en processus le temps qu’un juge décide si les enfants dont il est question ici étaient ou non admissibles à être mis en adoption.

300 familles

Ce sont 300 familles qui sont directement touchées par cette décision gouvernementale, ne sachant pas quand leurs adoptions pourront être finalisées ou si même elles peuvent l’être.

Tests Motherisk

Cette décision du gouvernement ontarien s’inscrit dans la foulée du scandale du programme appelé Motherisk drug-testing mis en place et géré par le Toronto Hospital for Sick Children (trad. : Hôpital pour enfants malades de Toronto).

Le laboratoire analysait les cheveux des nourrissons afin de détecter la présence d’alcool ou de drogues qui auraient été consommées par les mères naturelles. Les résultats étaient présentés comme preuves dans les milliers de dossiers judiciaires menés devant les tribunaux par les sociétés d’aide à l’enfance de la province où l’on demandait les retraits préventifs des enfants.

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Au coeur de la tempête juridique et émotive, on trouve le ministère des Services à l’Enfance et à la Jeunesse de l’Ontario et sa titulaire Tracey MacCharles, l’Association ontarienne des sociétés de l’aide à l’enfance et quelque 200 à 300 familles adoptantes.

adopt4life.com

adopt4life.com

Nombre d’entre elles se sont tournées vers Adopt4Life, l’Association provinciale des familles adoptantes afin de chercher confort et appui.

Le gouvernement provincial n’a pas mis de date butoir pour la remise d’une décision.

Tests inadéquats – Laboratoire fermé

Près de 9 000 personnes ont présenté des résultats positifs après avoir subi le test Motherisk dans le laboratoire de l’hôpital torontois en 2014 et 2015. Ces résultats ont d’abord été utilisés dans les cas de protection des enfants dans les Cours familiales où les sociétés de l’aide à l’enfance exigeaient des retraits des enfants de leurs familles pour leur protection.

Les résultats inexacts et fautifs n’ont pas été déterminants dans tous les cas de retrait des enfants, mais plusieurs ont fait pencher la balance vers cette décision.

L’hôpital pour enfants malades de Toronto a fermé son laboratoire Motherisk au printemps dernier.

RCI, Association ontarienne des sociétés de l’aide à l’enfance, CBC, Adopt4Life, Secrétariat pour l’adoption internationale.

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Publié dans : Politique, Santé, Société

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