L’anophèle femelle est l’un des vecteurs principaux du paludisme dans les régions tropicales humides.

L’anophèle femelle est l’un des vecteurs principaux du paludisme dans les régions tropicales humides.
Photo Credit: Centers for Disease Control and Prevention

« Un monde où personne ne doit plus mourir d’une piqûre de moustique » – Bill Gates

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Des hommes d’affaires ou des personnalités influentes du secteur public ont décidé de se joindre à l’effort mondial en vue de l’éradication du paludisme qui continue de faire des ravages dans les pays les plus défavorisés, principalement dans les zones rurales d’Afrique, où un enfant meurt toutes les deux minutes à cause de cette maladie.

Création d’un conseil pour lutter contre le paludisme

Les opérateurs économiques que sont les Américains Bill Gates, Peter Chernin et le Nigérian Aliko Dangote, ainsi que d’autres personnalités africaines de renom comme Graça Machel, la veuve de Nelson Mandela, et Ellen Johnson Sirleaf, la présidente du Liberia, font partie des neuf membres du Conseil pour mettre fin au paludisme.

Aux côtés de Ray Chambers, l’envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour la santé dans le cadre du « programme 2030 pour le paludisme », ces personnalités se sont récemment mobilisées pour débattre des stratégies pour combattre les lacunes de financement, notamment en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Profitant du dernier forum économique de Davos, ces meneurs mondiaux ont annoncé la mise en place du Conseil dont la mission première est l’éradication du paludisme à l’échelle mondiale.

En 2015, on estimait à 214 millions environ le nombre de cas de paludisme dans le monde, et à 438 000 le nombre de décès associés. Les principales victimes sont des enfants et des femmes enceintes vivant en Afrique. La population de l’Afrique subsaharienne est la plus touchée par le paludisme. En 2015, elle représentait 88 % des cas de paludisme dans le monde et 90 % des décès.

Ce Conseil apparaît comme une réponse à l’appel de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui, dans un rapport récent sur le paludisme, a non seulement fait état des progrès remarquables au cours des 17 dernières années dans la réduction des décès reliés au paludisme, mais a aussi souligné la nécessité d’un leadership mondial de financement accru et d’innovation pour pouvoir atteindre l’objectif d’éradication de cette maladie.

Un appel qui a été favorablement accueilli par les chefs de file mondiaux dans les secteurs privés et publics, notamment Bill Gates qui a déjà cosigné une publication en 2015 sur ce même sujet, intitulée : L’aspiration à l’action : Que faudra-t-il faire pour mettre fin au paludisme?

« Le prochain chapitre de la lutte contre le paludisme commence maintenant. Pour la première fois de l’histoire, nous avons une feuille de route pour réaliser un monde sans paludisme, où personne ne doit plus mourir d’une piqûre de moustique ». – Bill Gates

 Grâce au partenariat entre les secteurs public et privé, les décès dus au paludisme ont été réduits de moitié en 2000, ce qui a permis de sauver 6 millions de vies, dont un nombre important d’enfants en Afrique subsaharienne
Grâce au partenariat entre les secteurs public et privé, les décès dus au paludisme ont été réduits de moitié en 2000, ce qui a permis de sauver 6 millions de vies, dont un nombre important d’enfants en Afrique subsaharienne © Narcisse Wega/MSF

L’apport du Canada

Le Canada contribue à la lutte contre le paludisme grâce à des actions favorisant la prévention et le traitement.

C’est ainsi qu’en partenariat avec le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, le Canada a appuyé plusieurs initiatives visant la prévention, comme la distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticides dans plusieurs zones vulnérables à l’échelle de la planète.

Ayant versé près de 3 milliards de dollars au Fonds mondial depuis sa création, et près de 800 millions pour la période allant de 2017 à 2019, le Canada et d’autres donateurs internationaux ont œuvré à la distribution de près de 660 millions de moustiquaires imprégnés et ont traité plus de 580 millions de cas de paludisme.

Le Canada apporte également sa collaboration au Programme d’élargissement de l’accès rapide, un programme de l’OMS auquel collabore également la République démocratique du Congo, le Malawi, le Niger, le Nigeria et le Mozambique.

À travers cette collaboration, il est question d’aider ces pays à réduire leur taux de mortalité infantile, notamment par des services de diagnostic et de traitement du paludisme, de la pneumonie et de la diarrhée.

De 2012 à 2014, près 7000 travailleurs du domaine de la santé ont été formés pour intervenir en milieu communautaire et environ 1,5 million de traitements ont été donnés aux enfants dans plusieurs pays.

Bono, Justin Trudeau, Dr. Mark Dybul et Bill Gates, lors de la cinquième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.
Bono, Justin Trudeau, Dr. Mark Dybul et Bill Gates, lors de la cinquième conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. © Christinne Muschi / Reuters

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