La Ville de Calgary en Alberta offre aux citoyens et visiteurs cet espace vert à proximité du centre-ville.

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Photo Credit: Geneviève Normand/ICI Radio-Canada

La verdure prolongerait nos vies selon une enquête canadienne

Dan Crouse, de l’Université du Nouveau-Brunswick, et d’autres chercheurs du Canada et des États-Unis sont parvenus à la conclusion qu’une exposition quotidienne aux arbres et à d’autres végétaux peut prolonger la vie des êtres humains.

Ils ont étudié 1,3 million de Canadiens, dans 30 villes, sur une période de 11 ans et ils ont découvert que le risque de décès de ceux qui sont davantage entourés d’arbres et de végétation était réduit de 8 à 12 % par rapport à ceux qui ne l’étaient pas.

Les chercheurs ont tenu compte de la quantité d’arbres, de plantes, d’arbustes et d’autres végétaux dans les 250 mètres entourant le domicile des individus étudiés et ont estimé leur exposition quotidienne à la verdure, explique Dan Crouse.

« Tout compte fait, si vous vivez dans une zone plus verte, par rapport à une zone moins verte, il y a environ 10 % de réduction du risque de mourir », a-t-il dit.

Les chercheurs ont eu recours aux données du questionnaire détaillé du recensement de 2001 et les ont comparées à la base de données canadienne sur les décès des 11 années suivantes. 
Les données socioéconomiques et les caractéristiques environnementales comme la pollution de l'air et la densité de population ont été également prises en compte.

Les chercheurs ont découvert que les effets d’une exposition à la verdure ne sont toutefois pas les mêmes pour tous. «Un élément frappant a été notre constat que ceux dont le revenu se situait dans la tranche la plus élevée et ceux qui avaient le plus haut niveau d’éducation profitaient davantage de l’exposition à la verdure», a-t-il indiqué.

«Si vous prenez deux personnes et que tout le reste est plus ou moins identique, soit leur âge, leur sexe, leur ville, la quantité de verdure autour d’où ils habitent: les chances de mourir d’une personne qui est plus aisée subissent un gros coup, tandis que les gens dont le revenu se situe dans la tranche la plus faible n’obtiennent presque aucun avantage.»

Il émet l’hypothèse que les personnes ayant de plus faibles revenus disposent de moins de temps pour profiter des alentours de leur résidence ou encore vivent dans un appartement n’offrant pas une belle vue.

Dan Crouse de l'Université du Nouveau-Brunswick - UNB

Dan Crouse de l’Université du Nouveau-Brunswick – UNB

Les jeunes Canadiens et le retour de la vie à la campagne

Lorsque vient le temps de choisir un lieu pour vivre, les Québécois par exemple préfèrent les banlieues et les petites villes ou la campagne, selon un récent sondage de la Banque TD. Ainsi, 39 % d’entre eux préféreraient vivre dans les petites villes ou à la campagne, 37 % choisiraient les banlieues, et seulement 19 %, la ville!

À l’examen de ces données à l’échelle de tout le Canada, on constate en fait la présence d’un fossé générationnel marqué, les Canadiens plus jeunes préférant vivre en ville, alors que les Canadiens plus âgés choisissent les petites villes ou la campagne.

Les membres de la génération Y étaient les plus susceptibles de vouloir vivre dans une grande ville (38 %), suivis par ceux de la génération X (36 %).  Mais les parents de ces deux groupes affirment pour leur part que la congestion routière et le prix trop élevé sont les principales raisons pour lesquelles élever une famille en ville est peu attrayant.

En route vers la campagne

L’Institut de la statistique du Québec le confirme : la campagne commence à séduire et à attirer de plus en plus de jeunes. La plupart des régions parviennent maintenant à ralentir le flot migratoire des jeunes et obtiennent ainsi une meilleure fiche de santé démographique depuis maintenant un peu plus de 10 ans.

Certes, le nombre de jeunes Canadiens qui se tournent vers les campagnes n’est pas suffisant pour combler entièrement le fossé creusé par le décès des campagnards plus âgés. Mais la vitesse à laquelle les campagnes se vidaient est en train de baisser.

Depuis 15 ans, les données démographiques de Statistique Canada révèlent une chute d’à peine 1 % dans le nombre de Canadiens vivant en région rurale. Il existe ainsi encore 19 % de Canadiens qui habitent en région rurale.

RCI avec les informations de Kevin Bisset de La Presse canadienne

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Publié dans : Environnement

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