Un homme regarde le feu s’approcher de sa maison. Les feux de forêt plus fréquents sont l’un des phénomènes que l’on associe au rechauffement climatique.Photo Credit: David McNew/Getty Images

Un Canadien en 2017 regarde le feu s’approcher de sa maison. Les feux de forêt plus fréquents sont l’un des phénomènes que l’on associe au rechauffement climatique.Photo Credit: David McNew/Getty Images

Votre nouveau code du bâtiment bientôt adapté aux changements climatiques

Il y a un an, le fédéral annonçait que les provinces et territoires avaient accepté l’idée d’adapter le code du bâtiment pour diminuer les facteurs de risques en raison des nouvelles réalités météorologiques actuelles et anticipées.

Le Conseil national de recherches du Canada (CRNC), qui est en plein travail de révision, affirme que nos règles de construction en ce qui a trait à nos maisons et à nos autoroutes tout particulièrement doivent être réévaluées, car elles semblent maintenant désuètes.

Le CNRC entend mettre à jour les données météorologiques de 660 emplacements humains. Il précise dans un document sa mission. « Les bâtiments et les systèmes publics d’infrastructure sont conçus selon les données historiques qui présument que le climat restera stationnaire, et n’ont pas été conçues pour s’accommoder à certains événements météorologiques extrêmes attribués aux changements climatiques. »

Dans le Nord, la fonte du pergélisol et l’érosion côtière dues à l’élévation du niveau de la mer sont déjà des défis majeurs. Plus au Sud, des chutes de neige plus abondantes, des tempêtes plus fréquentes et avec des vents plus forts ainsi que des scénarios de précipitations inhabituelles créent de nouveaux problèmes pour les bâtiments, les routes et les ponts.

Les plus récentes catastrophes climatiques canadiennes

L’immense feu de forêt de Fort McMurray de 2016.
L’immense feu de forêt de Fort McMurray de 2016. © Jerry Reith/CBC

En 2016, les feux de forêt à Fort McMurray, en Alberta, ont entraîné le déplacement de 90 000 personnes, détruit 2400 résidences et autres bâtiments, en plus de perturber l’économie locale. Avec des pertes assurées d’environ 3,5 milliards de dollars, cette catastrophe naturelle est la plus coûteuse de l’histoire du Canada.

En 2017, la Colombie-Britannique a connu la pire saison de feux de forêt jamais répertoriée dans cette province. Durant l’été 2017, 1105 feux de forêt ont rasé environ 10 114 kilomètres carrés de la Colombie-Britannique. Plus de 45 000 personnes ont été évacuées en raison des feux.

De longues vagues de chaleur ont frappé la Colombie-Britannique en juillet 2009 et le Québec en juillet 2010. Les responsables de la santé publique ont estimé à 156 et 280 respectivement le nombre de décès provoqués par cette chaleur.

Le saviez-vous?
Les coûts du programme du gouvernement canadien d’aide financière en cas de catastrophe ont bondi.
– Depuis 2011, le programme a dépensé en moyenne 360 millions par année, soit trois fois ce qu’il dépensait il y a 10 ans.
– La plupart des fonds ont été versés pour des inondations ou des incendies de forêt.
– Dans le plus récent budget, le gouvernement fédéral a réservé 40 millions sur cinq ans pour la construction de bâtiments adaptés au climat.

Prévoir la météo, avant de modifier le code du bâtiment

Des voitures lors d’une importante inondation à Montréal en 2013.
Des voitures lors d’une importante inondation à Montréal en 2013.

Un consultant du Conseil national de recherches du Canada travaillera de concert avec le Service météorologique d’Environnement Canada, ainsi qu’avec les fonctionnaires du ministère de l’Environnement et du Changement climatique, pour trouver des informations sur l’impact sur les bâtiments et routes d’une hausse moyenne des températures allant de 0,5 à 5 degrés Celsius.

Les nouvelles données serviront ensuite à la mise à jour 2020 du code national du bâtiment et à celui de construction des autoroutes, qui ne sont pas des lois, mais qui servent de modèles pour les provinces et les municipalités.

La Terre s’est déjà réchauffée de plus d’un degré en moyenne comparativement aux niveaux préindustriels du milieu du 19e siècle.

Les pays signataires de l’Accord de Paris souhaitent limiter cette hausse pour qu’elle ne dépasse pas les deux degrés Celsius.

Les Prairies canadiennes seront plus touchées par les changements climatiques

C’est ce qui ressort d’une étude menée par le Prairie Climate Centre de l’Université de Winnipeg au Manitoba.

Le Centre de recherche va encore plus loin et prévoit que les effets du réchauffement climatique seront plus importants dans cette région au cœur du Canada qu’ailleurs dans le monde.

D’ici la fin du 21e siècle, le groupe croit que les journées pendant lesquelles le mercure dépassera les 30 degrés Celsius pourraient tripler ou même quadrupler.

Certaines villes des régions au sud des Prairies canadiennes pourraient enregistrer des étés similaires à ceux que le Texas, au sud des États-Unis, connaît en ce moment.

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Pressé de toutes parts, le gouvernement canadien doit ménager ceux qui s'inquiètent pour l'environnement et ceux qui ne veulent pas que l'économie soit sacrifiée à l'autel des changements climatiques Photo Credit: Vincent Hilaire 

Pressé de toutes parts, le gouvernement canadien doit ménager ceux qui s’inquiètent pour l’environnement et ceux qui ne veulent pas que l’économie soit sacrifiée à l’autel des changements climatiques.
Photo Crédit : Vincent Hilaire

RCI avec La Presse canadienne

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Publié dans : Économie, Environnement

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