Opération de sauvetage de l'Aviation royale canadienne (archives)

Opération de sauvetage de l'Aviation royale canadienne (archives)
Photo Credit: Cpl Paul Shapka/FAC

Air, mer, terre : les faux signaux de détresse coûtent cher aux Canadiens

Plusieurs dizaines de millions de dollars dépensés en missions de sauvetage inutiles

Un reportage de CBC fait état de 47 millions de dollars dépensés depuis 2007 pour des opérations de sauvetage qui auraient pu être évitées si nos avions avaient été équipés de nouvelles technologies largement répandues ailleurs.

Selon le vérificateur général du Canada, ces fausses alertes seraient attribuables 9 fois sur 10 à de vieilles balises analogiques diffusant sur la bande des 121.5-MHz.

En mer, sur terre et dans les airs : des sauvetages inutiles et des alertes « bidon »

Les opérations de sauvetage déclenchées pour répondre à de faux signaux de détresse lancés par ces balises à partir de petits avions et des bateaux récréatifs coûtent inutilement très cher, car elles se déclenchent accidentellement. Cela force la main des autorités qui doivent lancer des opérations de recherche et de sauvetage et mobiliser avions et volontaires pour retrouver des équipages et des plaisanciers manquant faussement à l’appel.

L’analyse des données compilées par les Forces canadiennes et la garde côtière indique que ces fausses alertes accentuent la tension sur le personnel de sauvetage, qui mettent leurs vies en danger pour retrouver des personnes en mauvaise posture.

Le saviez-vous?
Victoria, Trenton et Halifax

  • Au Canada, trois grands centres régionaux de recherche et de sauvetage (SAR) prennent en charge quelque 15 000 appels à l’aide chaque année, dont des centaines de fausses alertes.
  • Ces centres sont situés le long des côtes pacifiques et atlantiques.
  • Une grande partie des opérations de sauvetage dans le centre et le Grand Nord sont coordonnées à partir de la ville ontarienne de Trenton où se trouve une importante base militaire.
  • En vertu de la politique actuelle, chaque centre de sauvetage et de recherche doit disposer en tout temps d’un aéronef de chaque type en attente et prêt à intervenir immédiatement.
  • Les escadres de l’Aviation royale canadienne de partout au Canada fournissent à elle seules des ressources aériennes militaires en réponse à environ 1 000 incidents de SAR chaque année.
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. © Gouvernement du Canada

 Le ministère des Transports du Canada est au fait du gaspillage d’argent depuis 10 ans!

En 2004, un premier avis avait été émis pour mettre en garde les responsables canadiens des transports contre les fausses alertes. Cet avis mettait l’accent sur le danger que ces missions inutiles représentent pour les sauveteurs, particulièrement dans des conditions climatiques difficiles.

Trois ans plus tard, un autre avis désignait clairement la balise de type 121,5 ELT comme le dispositif responsable de plusieurs fausses alertes.

Le saviez-vous?

  • En moyenne, au cours des cinq dernières années, le programme de recherche et sauvetage du Canada a contribué à secourir à temps 97 % des personnes dont la vie était en danger et la Garde côtière auxiliaire canadienne a contribué à secourir à temps 96 % des personnes dont la vie était en danger.
  • En mer par exemple, la Garde côtière canadienne assure notamment une écoute de 24 heures sur la voie VHF 16 (156,8 MHz) et sur MF 2 182 kHz. x aux normes démocratiques internationales.
Un hélicoptère de recherche et sauvetage de la base militaire de Bagotville au Québec. Les hélicoptères CH149 Cormorant et CH146 Griffon sont les principaux aéronefs utilisés pour les services d'urgences canadiens. Ils peuvent offrir des temps de réaction rapides, de puissantes capacités de vol stationnaire et de levage. De plus, ils ont à leur bord des radeaux de sauvetage et des abris pour les naufragés de la mer.
Un hélicoptère de recherche et sauvetage de la base militaire de Bagotville au Québec. Les hélicoptères CH149 Cormorant et CH146 Griffon sont les principaux aéronefs utilisés pour les services d’urgences canadiens. Ils peuvent offrir des temps de réaction rapides, de puissantes capacités de vol stationnaire et de levage. De plus, ils ont à leur bord des radeaux de sauvetage et des abris pour les naufragés de la mer. © Radio-Canada

Liens externes

Garde côtière canadienne – Gouvernement du Canada

L’Aviation royale canadienne célèbre son 90e anniversaire ce 1er avril – 45e Nord.ca

Search and rescue for false alarms costs millions – CBC

Catégories : International, Internet et technologies, Santé
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Un commentaire pour «Air, mer, terre : les faux signaux de détresse coûtent cher aux Canadiens»
  1. Avatar Hubert dit :

    En fait il n’y a pas trois mais quatre centre de recherche et sauvetage au Canada. En plus des trois JRCC qui sont cités dans le texte, il y a également le centre de sauvetage maritime de Québec (MRSC Québec) géré par la Garde côtiere canadienne et qui reçoit plus de 1500 incidents par année pour le territoire du Saint Laurent, de Cornwall à Blanc Sablon.