Des femmes tiennent des affiches sur lesquelles on peut lire «We Care» en anglais, soit «Nous nous en soucions» en français, en référence aux femmes autochtones disparues ou assassinées (MMIW), le 23 novembre 2014.

Des femmes tiennent des affiches sur lesquelles on peut lire « We Care » en anglais, soit « Nous nous en soucions » en français, en référence aux femmes autochtones disparues ou assassinées, le 23 novembre 2014.
Photo Credit: ICI Radio-Canada/Wendy Buelow

1026 femmes tuées, 160 disparues, mais pas d’enquête nationale

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La disparition et l’assassinat des femmes autochtones au Canada font régulièrement la manchette. Mais le gouvernement conservateur canadien de Stephen Harper persiste dans son refus d’instituer une enquête spéciale.

Les pressions sur le premier ministre étaient à leurs plus vives vers la fin de l’été dernier. Différents groupes s’étaient mobilisés pour réclamer lors d’une journée de deuil nationale improvisée la tenue d’une enquête nationale sur la disparition et l’assassinat de toutes ces femmes autochtones au Canada.

Le ministre des Affaires autochtones du Manitoba, Eric Robinson, avait alors déclaré qu’il était frustrant de constater une autre tragédie et de voir une autre famille en quête de réponses.

Des disparitions et des meutres qui reviennent hanter les pas du premier ministre

Après quelques premiers ministres des provinces, les chefs d’opposition au Parlement et les dénonciations des leaders autochtones, voilà qu’un groupe de sénateurs canadiens prône carrément le dépôt d’une contestation judiciaire contre Ottawa.

Contrairement aux sénateurs américains, nos sénateurs canadiens n’ont qu’un pouvoir très restreint, mais ils ont la capacité de se faire entendre, ce qui n’est pas négligeable comme pouvoir surtout à un an de la tenue d’élections nationales.

Écoutez

Aide-mémoire…

  • Près de 1200 femmes autochtones ont été assassinées ou portées disparues au Canada au cours des 30 dernières années.
  • C’est la Gendarmerie royale du Canada qui a fait cette affirmation un peu plus tôt cette année.
  • Le Commissaire de la GRC Bob Paulson a révélé que la police fédérale avait compilé un total de 1 186 cas de meurtres et de disparitions de femmes autochtones.
  • De ce nombre, 1 026 ont été assassinées et 160 sont disparues.
    Stephen Harper a réitéré récemment son opposition à la mise en place d’une telle commission d’enquête ce 21 août dernier lors d’un point de presse à Whitehorse, au cœur de sa tournée annuelle du Grand Nord. Le premier ministre a déclaré : « Nous ne devrions pas considérer ces disparitions comme faisant partie d’un phénomène sociologique. Ce sont des crimes et c’est ainsi que nous devons les traiter. »
    Le premier ministre canadien Stephen Harper a réitéré récemment son opposition à la mise en place d’une commission d’enquête. Le premier ministre a déclaré : « Nous ne devrions pas considérer ces disparitions comme faisant partie d’un phénomène sociologique. Ce sont des crimes et c’est ainsi que nous devons les traiter. » © Hannah Yoon/The Canadian Press

Une autre salle affaire très récente cette fois au Manitoba

L’histoire d’une adolescente de Winnipeg qui a été sauvagement attaquée et gravement blessée au début novembre est venue remettre à l’avant-plan l’inaction du gouvernement.

Rinelle Harper, 16 ans, a d’abord été attaquée et se serait ensuite retrouvée dans une rivière. Elle en serait sortie pour ensuite être agressée de nouveau par deux mêmes personnes. Laissée pour morte, elle a été trouvée plusieurs heures plus tard auprès de l’eau par des passants.

Photo de Rinelle Harper

Photo de Rinelle Harper

Liens externes

Femmes autochtones disparues ou assassinées – Dossier de Radio-Canada

L’Association des femmes autochtones du Canada – AFAC

Les femmes autochtones disparues et assassinées – Gouvernement du Canada 

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Publié dans : Autochtones, Politique, Société

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2 comments on “1026 femmes tuées, 160 disparues, mais pas d’enquête nationale
  1. Avatar Armand Guillot dit :

    Le Canada est gouverné depuis 1867,uniquement par deux partis,qui ont tout intérêt à ne pas déclencher d’enquête royale publique,sur les conditions de vie,de souffrances et de persécution et d’oppression des femmes et jeunes filles autochtones.Pourquoi? Et bien,assez de comédie.J’en appelle à la Reine du Canada,et à son Conseil privé,pour faire enquête sur la manière de faire des gouvernements à Ottawa,si bien sûr,la Reine Elizabeth II se considère toujours comme la Reine du Canada.

    • Avatar Armand Guillot dit :

      J’ai pourtant usé de beaucoup de diplomatie,dans mon commentaire,compte tenu de tant d’années,de décennies de silence sur cette grande misère morale et physique.Best regards