Le premier ministre belge, Charles Michel, et son ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders.

Le premier ministre belge, Charles Michel, et son ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders.
Photo Credit: Yves Herman / Reuters

Déblocage en Belgique sur l’accord de libre-échange Canada-Europe

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Alors que la Belgique était le seul des 28 États membres de l’UE à bloquer la ratification de l’entente, son premier ministre Charles Michel a déclaré tard jeudi, dans un tweet, que tous les parlements du pays seraient maintenant en mesure d’approuver l’accord d’ici vendredi à minuit. 

Le Parlement wallon
Le Parlement wallon © Francois Lenoir / Reuters

La signature de l’Accord économique et commercial global (AECG) se heurtait au veto du Parlement wallon, soutenu par la Région de Bruxelles-Capitale, qui demandait des modifications rejetées par les autorités européennes.

Deux dossiers en particulier faisaient litige, soit les importations agricoles et le système d’arbitrage des contentieux commerciaux entre les entreprises et les États.

Les termes de cet accord revu et corrigé doivent maintenant être envoyés à l’Union européenne avant d’être présentés aux différents parlements de Belgique, qui s’exprimeront « avant vendredi minuit ».

Aide-mémoire…
– Le premier ministre canadien Justin Trudeau avait fait savoir mercredi soir qu’il devait annuler sa visite en Europe pour participer jeudi à une cérémonie de signature de l’accord au Parlement européen.
– Justin Trudeau s’était dit cependant « optimiste » sur les chances de trouver « une issue positive à cet accord historique ».
– Le Canada était prêt à « signer cet accord important lorsque l’Europe sera prête », dans les mots de la ministre canadienne du Commerce international, Chrystia Freeland.

La Wallonie doit encore se prononcer officiellement

Le ministre-président du gouvernement régional de Wallonie, Paul Magnette
Paul Magnette © Reuters/Yves Herman

Le ministre-président de la Wallonie, Paul Magnette, ne s’est pas encore exprimé sur l’entente intrabelge annoncée hier soir.

Ce dernier était devenu le chef de file des opposants à l’AECG. La Wallonie compte 3,6 millions d’habitants, ce qui représente moins de 1 % de la population de l’UE, qui elle en compte 500 millions.

Depuis un an, cette petite région francophone du sud de la Belgique, dont l’aval est indispensable à la signature de l’AECG par l’UE, avait fait part de ses importantes réserves sur le texte négocié par la Commission européenne et Ottawa.

Il y a neuf jours, Paul Magnette réclamait même une « réouverture des négociations » et un délai de « plusieurs semaines, voire de plusieurs mois » pour parvenir à un nouveau texte qui selon lui protégerait mieux le modèle social et environnemental européen.

Découvrez :
Un petit groupe de Wallons irréductibles bloque l’adoption du libre-échange entre l’Union européenne et le Canada
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Lisez la suite…

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RCI avec Radio-Canada, CBC et Le Figaro

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Catégories : International, Politique
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