Vladimir Poutine dans un bureau de vote au moment de sa réélection cette semaine. Photo AFP

Vladimir Poutine dans un bureau de vote au moment de sa réélection cette semaine. Photo AFP

Élections Canada se prépare à lutter contre l’influence étrangère sur le vote de 2019

Élections Canada, l’agence responsable de tout ce qui est relié à la tenue des élections, a décidé d’établir de multiples lignes de défense pour lutter contre les fausses nouvelles, les cyberattaques et l’ingérence étrangère dans la campagne électorale fédérale de l’an prochain.

Le directeur général des élections par intérim, Stéphane Perrault Photo : Élections Canada

Le directeur général des élections par intérim, Stéphane Perrault Photo : Élections Canada

Alors que les États-Unis, le Royaume-Uni et divers pays européens continuent d’être victimes de fausses nouvelles, d’origine russe notamment, sur des plateformes comme Facebook et Twitter, le directeur général des élections, Stéphane Perrault, estime que le Canada est mieux préparé que d’autres nations démocratiques en partie grâce à sa précédente législation adoptée contre les appels téléphoniques robotisés automatiques.

Lors de la campagne électorale fédérale de 2011, des milliers d’électeurs s’étaient plaints d’avoir reçu des appels automatisés du Parti conservateur du Canada qui les dirigeaient vers les mauvais bureaux de scrutin.

Or, toute personne qui utilise aujourd’hui un tel service doit s’inscrire auprès du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). Les contrevenants peuvent se retrouver à payer une amende allant de 1500 à 15 000 $.

Stéphane Perrault croit que les Canadiens ont besoin de plus de protection: « Je pense que nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers, mais je pense que la population est peut-être plus prête que la population américaine à l’élection présidentielle. »

Centre de la sécurité des télécommunications. Photo: Gouvernement du Canada

Centre de la sécurité des télécommunications Photo: Gouvernement du Canada

Aide-mémoire…
– Le Centre de la sécurité des télécommunications, l’agence de renseignement électronique du Canada, affirmait en juin dernier qu’elle s’attendait à ce que plusieurs groupes déploient leurs armes sur le web pour influencer les élections fédérales de 2019.
– Le gouvernement canadien vient de décider de se tourner vers les experts de ses services secrets pour l’aider à protéger la vie privée des Canadiens contre les manœuvres de détournement de renseignements personnels à partir des médias sociaux, comme celles qui viennent d’être révélées aux États-Unis concernant l’équipe de Trump. LISEZ LA SUITE

Un document propose d’encadrer sur le web les « robots »

Michael Sona, un employé du Parti conservateur a été condamné à 9 mois de prison pour appels téléphoniques «calleux». Photo: CBC

Michael Sona, un employé du Parti conservateur a été condamné à 9 mois de prison pour appels téléphoniques « calleux ». Photo: CBC

Un document de travail préparé pour Élections Canada suggère donc que les « robots » utilisés sur les médias sociaux pour propager de fausses nouvelles, amplifier des messages ou encore s’attaquer aux autres internautes pourraient être surveillés et réglementés de plus près, comme c’est le cas aujourd’hui pour les appels téléphoniques automatisés.

Depuis 2011, les possibilités techniques et informatiques pour duper les électeurs s’étant multipliées de façon importante, le document de travail propose d’établir un registre de communication avec les électeurs semblable à celui qui est en place pour les appels automatisés.

Toutes les entreprises qui utiliseraient des robots sur le web pour des fins politiques ou pour une campagne électorale devraient donc s’inscrire dans ce registre et fournir des informations précises sur leurs services.

Le rôle des robots sur les médias sociaux a fait l’objet de plusieurs questions depuis l’élection présidentielle américaine de 2016. Des Russes sont accusés d’avoir déployé leurs robots sur les médias sociaux pour répandre de fausses nouvelles et semer de la division parmi les internautes au profit du candidat républicain Donald Trump et aux dépens de la démocrate Hillary Clinton.

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RCI avec La Presse canadienne et CBC

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Catégories : International, Internet et technologies, Politique
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