L’astronaute canadien David Saint-Jacques en formation dans le simulateur de sas de la Station spatiale internationale (SSI) au centre spatial Johnson (JSC) de la NASA
Photo Credit: Agence spatiale canadienne.

David Saint-Jacques s’envolera bel et bien pour l’espace le 19 décembre 2018!

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L’annonce du départ de l’astronaute canadien vers l’espace a pris tout le monde par surprise. L’incident survenu le 11 octobre sur l’un de moteurs de Soyouz MS-10, capsule habitée russe chargée de transporter les astronautes vers la Station spatiale internationale, avait jeté une ombre sur le voyage de David Saint-Jacques initialement prévu le 20 décembre. L’engin a été rapidement remis sur pied et le voyage aura bel et bien lieu, mais plus tôt que prévu.

RCI avec Radio-Canada, des informations de l'Agence spatiale canadienne et CNW

David Saint-Jacques était à Baïkonour et avait assisté au décollage raté de Soyouz le 11 octobre. Malgré ce raté et l’incertitude qu’il avait fait planer sur sa mission, l’astronaute canadien était resté serein et avait poursuivi les préparatifs en vue d’un prochain départ.

Ce départ survient plus vite qu’attendu et la date est fixée au 19 décembre, soit un jour d’avance par rapport à la date initiale de sa mission.

C’est la toute première mission dans l’espace pour M. Saint-Jacques qui a affiché, il y a quelques jours, un courage et une détermination sans failles à réaliser sa passion, avec deux de ses collègues, Anne McClain et Oleg Kononenko.

Aux côtés de ces coéquipiers, il a participé mercredi à une conférence de presse au centre spatial Johnson de la NASA à Houston.

« Cela fait des années que je suis un entraînement rigoureux en vue de cette mission et, d’une certaine façon, je m’y suis préparé toute ma vie. Quelques mois encore et je serai là-haut à suivre les traces des grands Canadiens qui sont allés dans l’espace avant moi. C’est un rare privilège de vivre une aventure extraordinaire comme celle‑là, qui promet d’être une expérience marquante et une leçon d’humilité. Je serai prêt et j’ai bien hâte! »
 David Saint-Jacques, astronaute de l’Agence spatiale canadienne

Trois personnes en tenue d'astronaute.

Anne McClain, Oleg Kononenko et David Saint-Jacques vont bien rejoindre la Station spatiale internationale en décembre. Photo : Agence spatiale canadienne

Soyouz MS-10 à nouveau opérationnel après 20 jours

Après l’incident, l’Agence spatiale russe, Roscosmos, avait décidé de suspendre tous les vols de Soyouz MS-10 et d’ouvrir une enquête pour déterminer les causes de la défaillance qui avait provoqué l’atterrissage forcé de la fusée à la base de décollage au Kazakhstan.

Cette fusée devait transporter l’astronaute américain Nick Hague et le cosmonaute russe Alekseï Ovchininevers la Station spatiale internationale pour un séjour de six mois. Juste deux minutes après le décollage, une défaillance sur l’un des moteurs avait causé l’activation des systèmes de sauvetage et entraîné un atterrissage d’urgence. Les deux s’en étaient tirées indemnes.

Une vingtaine de jours plus tard, l’engin est réparé.

Une fusée Soyouz TMA-11M le 7 novembre dernier

La fusée habitée Soyouz MS-10 a atterri d’urgence.
Crédit photo : AFP / KIRILL KUDRYAVTSEV

Voici la contribution de l’astronaute canadien
David Saint-Jacques sera le copilote de la fusée Soyouz, en ce qui concerne le volet opérationnel, pendant le lancement et les opérations d’arrimage à la Station spatiale internationale.

Pour les volets scientifiques hautement stratégiques pour le Canada, une fois dans l’espace, David Saint-Jacques et ses deux collègues vont réaliser des expériences et aider à assurer la maintenance de la Station.

Ils vont se servir du bras canadien, Canadarm2, pour attraper et larguer dans l’espace des vaisseaux de ravitaillement et pour déplacer des astronautes autour de la SSI, s’il devait y avoir une sortie dans l’espace.

Les robots spatiaux canadiens jouent un rôle essentiel à bord du laboratoire. Ils en assurent le bon fonctionnement en remplaçant notamment des caméras, des ordinateurs, des batteries et des commutateurs. L’espace étant désormais plus accessible qu’auparavant, le Canadarm2 et Dextre doivent être utilisés pour un nombre croissant de vaisseaux-cargos (attrapés, largages, transbordements). Ils peuvent même se réparer eux-mêmes dans l’espace.

Pendant son séjour de près de sept mois, le Canadien aura aussi à jouer le rôle de médecin et à mettre en service les appareils canadiens que sont le Bio Moniteur et le Bio analyseur. Ils permettent d’observer et de mesurer le phénomène d’adaptation quand les astronautes se trouvent à la Station.

 DEXTRE, le robot canadien utilisera le système de déploiement Kaber, pour lancer de microsatellites à partir de la Station spatiale.Dextre, le robot canadien utilisera le système de déploiement Kaber pour lancer de microsatellites à partir de la Station spatiale. © Canadian Press/NASA handou

En bref

L’astronaute canadien reviendra sur Terre en juin 2019, ce qui fera de son séjour à la SSI la plus longue mission spatiale canadienne jusqu’ici.

Il s’envolera aux côtés de ses coéquipiers de la mission Expedition 58/59 : l’astronaute américaine Anne C. McClain et le cosmonaute russe Oleg Kononenko.

David est ingénieur, astrophysicien et médecin. Il mènera des expériences scientifiques au cours de sa mission. En échange de nos contributions en robotique, huit astronautes canadiens ont pu participer à des missions spatiales à ce jour. Le dernier en date était Chris Hadfield, qui a aussi été commandant de la Station.

Le Canadarm2 et Dextre ont inspiré des technologies qui améliorent les soins de santé sur Terre : NeuroArm, le premier robot capable de procéder à une intervention chirurgicale à l’intérieur d’un appareil d’imagerie par résonance magnétique; IGAR, une plateforme de pointe servant au diagnostic précoce et au traitement du cancer du sein; Modus V, un microscope numérique robotisé qui pourrait aider les neurochirurgiens à réaliser des interventions peu invasives de manière plus sûre et plus efficace.

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