Le Black Friday, une autre exportation américaine au Canada (Photo: iStock)

Black Friday ou Vendredi fou : une tradition contemporaine américaine qui prend de l’ampleur au Canada

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Le lendemain de l’Action de grâces aux États-Unis est connu sous l’appellation « Black Friday », ou Vendredi fou en français.

Mais pourquoi?

Un peu d’histoire

Nous sommes en 1950, à Philadelphie, en Pennsylvanie. Cinq ans après la Seconde Guerre mondiale, l’économie américaine s’apprête à connaître des années fastes.

Cette fête de l’Action de grâces revêt une importance majeure dans la culture américaine, aussi grande sinon plus que Noël.

Comme l’Américain moyen a de plus en plus de moyens financiers à sa disposition, il voyage, visite la famille et fait le pont entre ce troisième jeudi de novembre et le week-end en prenant congé le vendredi.

Donc, retour à Philadelphie où les policiers doivent affronter deux vagues concomitantes de quidams. D’une part, ceux et celles qui font quelques emplettes, jour de congé oblige, et les partisans du match de football traditionnel entre les équipes de l’Armée et de la Navy.

Donc, il fallait s’attendre à ne pas avoir de congé, à faire des heures supplémentaires, à faire face à des débordements et tout ce qui s’en suit. Ce sont les policiers d’alors qui sont à l’origine du nom Black Friday, journée difficile, longue et ardue.

De plus, les commerçants inscrivaient dans leurs registres les profits à l’encre noire et les pertes à l’encre rouge.

1961 : on essaie de changer le nom  

La connotation Black crée un certain inconfort au sein de la communauté d’affaires – je vous rappelle, nous sommes toujours ici à Philadelphie – que l’on essaie, en vain de faire du Black Friday le Big Friday.

La greffe n’a pas pris. Le nom originel décrivant une journée difficile pour la police de cette métropole de la Pennsylvanie est resté pour parler de la folie des achats, qui a une petite sœur d’ailleurs, le Boxing Day, journée des boîtes et non pas du pugilat, bien qu’il y en ait le lendemain de Noël, où cohabitent les soldes et les retours.

(Photo: iStock)

1980 – La nation

De très locale, la tradition de cette journée de grands soldes et d’économies incroyables à réaliser – langage de commerçant – s’étant à l’Amérique entière. Depuis lors, les foires d’empoigne et de dépenses tous azimuts se prolongent tout le week-end, jusqu’au lundi qui lui prend le nom de Cyber Monday ou de Cyberlundi… à l’encre noire.

Et pourquoi les Canadiens ont-ils adopté cette tradition? C’est une énigme en forme de mystère.

Cela dit, mon collègue Stéphane Parent s’était déjà penché sur ce sujet il y a quelques années.

Voici son dossier intitulé « Les Canadiens achètent la tradition américaine du Black Friday. »

Et la résistance s’installe

En ce vendredi de toutes les folies – attendez les états de compte des cartes de crédit – Greenpeace et ses partenaires tiendront des « activités de revalorisation d’objets déjà achetés ».

Avouez que l’appellation est belle, non?

Cela dit, il est trop vrai que l’on jette rapidement, que l’obsolescence planifiée fait partie de la croissance économique et que la surconsommation crée une dépendance de nature maladive.

Donc, entre le Vendredi fou et le Cyberlundi, il y aura aussi le festival  «MAKE SMTHNG Week », (semaine de l’action, faites quelque chose) où l’on nous invite au troc (livres, vêtements), à la réparation d’objets du quotidien et à la fabrication de cadeaux de Noël responsables.

Ces coups de gueule contre la surconsommation se déroulent dans une quarantaine de pays, dont au Canada.

Bon, ça reste un tout petit pas, mais… Dicton oblige, c’est ainsi que s’amorcent les plus grands voyages.

Et, histoire de voir le tout de l’autre bout de la lorgnette :

BLACK FRIDAY !

BLACK FRIDAY !

Posted by g. on Friday, November 25, 2016

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Catégories : Économie, International
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