Meng Wanzhou - Reuters

Affaire Huawei : Meng Wanzhou soutient qu’elle ne risque pas de s’enfuir du Canada

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L’enquête sur le cautionnement de la vice-présidente et directrice financière de la compagnie de télécommunication chinoise Huawei, qui a été arrêtée à Vancouver il y a 9 jours, doit reprendre lundi à Vancouver. La femme de 46 ans est recherchée par les États-Unis pour avoir contrevenu aux sanctions commerciales américaines contre l’Iran.

Meng Wanzhou, qui se bat pour être libérée sous caution après avoir été arrêtée le 1er décembre au Canada à la demande des États-Unis alors qu’elle était en route de Hong Kong au Mexique, affirme qu’elle ne risque pas de s’enfuir pour échapper à la justice.

Un représentant de son entreprise soutient qu’elle devrait être mise en liberté sous caution en attendant l’audience d’extradition en raison de ses liens avec Vancouver et des craintes pour sa santé pendant son incarcération au Canada, selon des documents judiciaires publiés dimanche.

Les documents indiquent qu’elle prend des médicaments quotidiennement et qu’elle a de la difficulté à manger des aliments solides en raison d’une chirurgie de la mâchoire et de la gorge pour des problèmes de santé liés à l’apnée du sommeil.

Mme Meng a par ailleurs indiqué avoir été transportée à l’hôpital lors de son incarcération pour recevoir des traitements médicaux pour de l’hypertension, facteur qu’elle cite dans sa demande de libération sous caution.

Meng Wanzhou a déjà été résidente permanente du Canada

Sabrina Meng Wanzhou, directrice financière et directrice générale de Huawei. Photo : Huawei

Dans sa demande de mise en liberté sous caution visant à obtenir sa libération en attendant son audience d’extradition, elle a déclaré qu’elle a des liens de longue date avec Vancouver depuis au moins 15 ans, ainsi que d’importants biens immobiliers dans la ville.

Sa famille a également demandé l’autorisation de rester à Vancouver si elle était libérée sous caution, selon les documents judiciaires. Son mari a dit qu’il avait l’intention d’amener la fille du couple à Vancouver pour aller à l’école selon la durée des procédures.

Les documents indiquent que les enfants de Mme Meng ont déjà fréquenté l’école à Vancouver entre 2009 et 2012.

Les documents révèlent en fait qu’elle a déjà été résidente permanente du Canada et montrent des photos de pièces d’identité délivrées par le gouvernement canadien, dont son numéro d’assurance sociale et sa carte d’identité provinciale de la Colombie-Britannique.

Aide-mémoire...
Meng Wanzhou fait face à des accusations américaines selon lesquelles elle aurait dissimulé les liens de son entreprise avec une société qui a tenté de vendre de l’équipement à l’Iran malgré les sanctions américaines, a déclaré vendredi un procureur canadien qui s’est opposé à sa libération sous caution en attendant son extradition éventuelle vers les États-Unis.

Dans ce croquis de salle d’audience, Meng Wanzhou est assise aux côtés d’une traductrice lors de son enquête sur le cautionnement à la Cour suprême de la Colombie-Britannique à Vancouver le 7 décembre 2018.

Les répercussions géopolitiques de cette arrestation

L’arrestation de Meng Wanzhou a ébranlé les marchés mondiaux, la semaine dernière, en raison des craintes qu’elle pourrait torpiller un dégel des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine.

On craint non seulement les répercussions boursières, mais aussi des conséquences économiques pour le Canada dans cette affaire. La Chine a en effet vivement critiqué la détention de sa ressortissante et a exigé sa libération immédiate. Pékin a d’ailleurs convoqué l’ambassadeur canadien en Chine pour protester contre cette arrestation.

La Chine exhorte le Canada à la libérer immédiatement, sinon « le Canada devra assumer la pleine responsabilité des graves conséquences causées ». Vendredi, la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland a déclaré que l’ambassadeur du Canada avait informé le ministère des Affaires étrangères de l’évolution de la situation et qu’il avait donné l’assurance que la procédure régulière est suivie au Canada et que Meng aura un accès consulaire.

« En vertu du traité d’extradition signé avec les États-Unis, le Canada n’avait pas d’autres choix » que d’arrêter Mme Meng, a affirmé sur les ondes de Radio-Canada Guy Saint-Jacques, un ancien ambassadeur canadien en Chine.

LISEZ LA SUITE : Affaire Huawei : coincés entre la Chine et les États-Unis, le Canada s’exposent à des sanctions économiques

Crédit : Aly Song/Reuters

RCI avec CBC News et la contribution de Radio-Canada.

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Catégories : Économie, International, Politique
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