Un chargement de tuyaux de pipeline qui doit être acheminé vers le chantier de construction de Trans-Mountain sur une voie d’évitement à Kamloops en Colombie-Britannique (Photo: Dennis Owen-Reuters)

Pour le pipeline, contre le pipeline, le débat couve toujours au Canada

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Dans l’Ouest canadien, l’Alberta tente par tous les moyens de faire sortir son pétrole. Province enclavée, elle doit faire passer son or noir soit vers l’Est, via un pipeline qui se butte à l’opposition gouvernementale et citoyenne au Québec, vers le Sud où un juge américain a accepté une injonction stoppant la construction du pipeline Keystone XL, où encore vers l’Ouest et la Colombie-Britannique via Tans-Mountain (trad. : par les montagnes en référence aux chaînes des Rocheuses et des montagnes côtières) où le gouvernement fédéral consulte encore.

En fait, au cœur de cet imbroglio, il y a un recours en justice arguant que les évaluations environnementales n’ont pas été faites dans les règles de l’art et que les consultations auprès des populations autochtones qui verraient le pipeline traverser leurs territoires n’ont pas été correctement menées.

Trans-ountain, un pipeline de 6,8 milliards de dollars, long de 1 150 km doit éventuellement acheminer du pétrole d’Edmonton, en Alberta, vers un terminal situé à Burnaby, en Colombie-Britannique, près de Vancouver, d’où il sera exporté vers les marchés asiatiques. (Photo CBC)

Un second pipeline

Trans-Mountain c’est en fait la construction d’un pipeline additionnel ajouté en parallèle à celui qui existe déjà, un pipeline vieux de 65 ans, qui amène le pétrole albertain vers un port méthanier de la Colombie-Britannique où il serait chargé à bord de pétroliers pour les marchés internationaux – lire ici l’Asie.

La société Kinder-Morgan, propriétaire dudit pipeline a subi tellement de pressions, manifestations et actions en justice, qu’elle a mis le projet en veilleuse.

Donc, l’Alberta, toujours enclavée, peine à trouver des moyens pour faire sortir son pétrole.

Pendant ce temps le Centre canadien de politiques alternatives, un groupe de réflexion non partisan, rendait public la semaine dernière un rapport dans lequel il se questionne sur l’absence des voix de ces et celles qui travaillent dans ce secteur névralgique de l’économie canadienne dans la couverture média de ce dossier aux clivages marqués.

Les médias traditionnels parlent d’emplois, d’augmentation de la richesse collective et de l’économie en général alors que les médias alternatifs focalisent leurs couvertures sur les enjeux environnementaux et sur les peuples autochtones opposés au projet.

(Centre canadien de politiques alternatives)

Dans le document intitulé Jobs vs the Environment?, l’auteur Robert Hackett souligne que (trad.) « L’exclusion des voix des travailleurs des énergies fossiles du débat rend de plus en plus difficile leur inclusion à cette conversation essentielle, vitale même de notre transition vers une économie à faible émission de carbone. »

If we are to build a greener future–as we must do to stave off catastrophic climate change—we must make plans with fossil fuel industry workers to ensure secure, sustainable jobs are within their reach. »

(Trad.: Si nous voulons construire un avenir plus vert – ce qui doit impérativement être fait afin de conjurer la catastrophe annoncée des changements climatiques – nous devons avoir une stratégie pour tous ces travailleurs des industries des énergies fossiles pour faire en sorte qu’ils et elles aient accès à des emplois durables.)

Robert Hackett Jobs vs the Environment?

Plus:

Les dossiers « Trans-Mountain » de Radio Canada International

Le gaz et le pétrole de plus en plus polluants, selon un rapport (Radio-Canada)

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Catégories : Économie, Environnement
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