Photo : Air Canada

La fermeture du gouvernement par Trump avait retardé la mise à jour informatique de tous les Boeing 737 MAX

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Selon le Wall Street Journal, la mise à jour du logiciel de navigation de bord des Boeing 737 MAX 8 a été retardée de cinq semaines, cet hiver, en partie par la fermeture du gouvernement américain par l’administration Trump. La mise à jour, qui prend une heure, aurait normalement pu être effectuée dès janvier dernier.

Des responsables américains viennent de confirmer que la récente fermeture du gouvernement américain a joué un rôle dans le retard de cette mise à jour logicielle du 737 MAX de Boeing, qui est maintenant immobilisé au sol presque partout dans la foulée de deux accidents mortels au cours des cinq derniers mois.

Bien que la cause du dernier accident en Éthiopie fasse toujours l’objet d’une enquête (18 Canadiens y ont perdu la vie), la compagnie Boeing avait déclaré mardi qu’elle avait travaillé sur la mise à jour au cours « des derniers mois » pour corriger une caractéristique qui aurait forcé l’un de ses 737 MAX à plonger vers le sol l’an dernier. Toutes les personnes à bord ont perdu la vie.

On sait que Boeing travaillait en fait de concert avec la Federal Aviation Administration (FAA) sur le développement, la planification et la certification de l’amélioration du logiciel sur tous les 370 appareils 737 MAX.

5 semaines de délais en partie à cause de 35 jours de fermeture du gouvernement

Donald Trump annonce la fin de la paralysie partielle du gouvernement dans la roseraie de la Maison-Blanche, le vendredi 25 janvier 2019, à Washington. (AP Photo/Evan Vucci)

La FAA a été l’un des organismes les plus durement touchés par la fermeture du gouvernement américain, qui a commencé le 22 décembre dernier et qui a duré 35 jours.

La FAA et Boeing travaillait en principe à une correction logicielle de la fonction de commande de vol pour le début de janvier, mais les discussions entre l’organisme de réglementation et l’avionneur ont traîné en longueur, en partie à cause de divergences d’opinion sur des questions techniques, selon des personnes connaissant bien les détails de cette affaire.

Selon le Wall Street Journal, les représentants de diverses parties de Boeing et de la FAA avaient des points de vue divergents quant à l’ampleur du correctif à apporter. Les discussions ont alors tourné au ralenti en raison en partie de la récente fermeture du gouvernement fédéral. Cela avait également interrompu les travaux de réparation pendant cinq semaines.

La FAA était cependant d’avis que tout ce délai était acceptable parce que ses experts étaient d’accord avec Boeing. Il ne semblait y avoir aucune menace imminente pour la sécurité, selon une personne informée des discussions.

La FAA a également déterminé que les mesures prises après l’écrasement de Lion Air pour informer les pilotes du monde entier du fonctionnement du système étaient adéquates pour atténuer les dangers.

L’administration Trump avait été avertie

Une coalition de près de 61 000 pilotes avait écrit dans de multiples lettres au gouvernement pendant la fermeture de l’aéroport que les activités de surveillance de la FAA avaient été considérablement réduites ou arrêtées complètement par la fermeture du gouvernement américain.

Dans une lettre envoyée à M. Trump, par les représentants démocrates et républicains Nancy Pelosi et Mitch McConnell, on faisait état de l’inquiétude de pilotes qui étaient d’avis que les systèmes de surveillance « essentiels à la résolution des problèmes » avaient été suspendus en raison d’une permission de délais accordée à Boeing par le personnel de la FAA qui certifie la sécurité des avions.

(David Ryder/Bloomberg)

Une mise à jour des logiciels de vol programmée maintenant pour avril

Un porte-parole de Boeing a confirmé, cette semaine, que la mise à jour utiliserait des informations provenant de plusieurs capteurs dans le système de prévention des décrochages du Boeing 737 MAX, au lieu d’utiliser un seul capteur de données de vols comme c’est le cas actuellement.

Ce changement a été motivé par les résultats préliminaires de l’enquête indonésienne sur l’accident, qui indiquaient que des données erronées provenant d’un seul capteur, qui mesure l’angle du nez de l’avion, avaient provoqué des ratés d’allumage du système de prévention du décrochage. Ensuite, une série d’événements a mis l’avion dans une plongée dangereuse.

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a annoncé mercredi que le Canada interdisait à ces modèles de voler jusqu’à nouvel ordre, sur la foi de nouvelles informations concernant les défaillances du système de Boeing dans le cas de l’écrasement en Éthiopie, qui a fait 157 morts, dont 18 Canadiens, mais aussi dans celui d’un avion en Indonésie, en octobre dernier, qui a coûté la vie à 189 personnes. (David Ryder/Bloomberg)

RCI avec le Wall Street Journal, CBC News et la contribution de Radio-Canada

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