Le maire de Québec, Régis Labeaume Photo: Radio-Canada / Maxime Corneau

Le nouvel arsenal de la médecine au Canada pour faire échec au cancer de la prostate comme celui du maire de Québec

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Le maire de Québec qui a apporté, lundi, des précisions sur son état de santé disait craindre un cancer de la prostate « un peu invasif ». Il attend les résultats d’une série d’examens qui devraient préciser l’étendue de sa maladie et le type de traitement à suivre.

Régis Labeaume, qui est en poste depuis 2007, a admis que son cancer était « plus vilain » que ce que laissaient présager les tests de dépistage initiaux. De nouveaux tests permettraient maintenant de vérifier si les cellules cancéreuses se sont propagées à d’autres organes.

« Je passe des tests actuellement, j’ai commencé en fin de semaine pour avoir un peu l’ampleur de la bête, a-t-il expliqué. Bientôt, on va s’attaquer au crabe que j’ai dans le corps. »

Extrait de la conférence de presse du maire de la ville de Québec

Savoir profiter de la vie et des progrès de la médecine

Les perspectives de guérison ou de rémission du maire Labeaume s’annoncent en principe bonnes, comme celles de 21 000 autres Canadiens qui recevront cette année le même diagnostic de cancer de la prostate.

La médecine, au Canada particulièrement, a fait des bonds importants en matière de diagnostics, de médicaments et de chirurgies notamment non invasives.

Certes, cette maladie « est plus compliquée pour certains », comme l’explique le maire de la ville de Québec, mais il s’en remet à la médecine. « Il faut se référer à la science. La médecine est très performante, alors je suis en gestion. C’est sûr que, bon, psychologiquement, émotivement, il y a des fois que ce n’est pas toujours égal, mais je suis bien entouré. »

Découvrez la nouvelle panoplie d’outils pour attaquer le cancer de la prostate au pays (En ligne sous peu)

Un Canadien sur sept recevra un diagnostic de cancer de la prostate au cours de sa vie. Crédit photo : (Jeff Pachoud/AFP/Getty)

Mauvaises nouvelles et bonnes nouvelles

Selon Santé Canada, un homme sur sept recevra un diagnostic de cancer de la prostate au cours de sa vie.

C’est le cancer le plus commun chez les hommes et le quatrième au Canada, mais ce n’est pas le cancer le plus mortel. Au moins 4100 hommes sont morts, en 2017, d’un cancer de la prostate, soit 10 % de tous les décès par cancer chez l’homme.

Selon la Société canadienne du cancer (SCC), beaucoup d’hommes âgés atteints d’un cancer de la prostate décèdent de bien d’autres causes.

La maladie peut certes progresser au point de ne plus bien répondre au traitement par privation d’hormone.

On parle alors de cancer de la prostate non métastatique résistant à la castration.

Seule une minorité de patients se retrouve cependant dans cette catégorie qui semble bloquer la progression du cancer comme la technique éprouvée de la castration chimique.

Des chercheurs canadiens décryptent le code génétique du cancer de la prostate

Des chercheurs canadiens ont découvert, il y a deux ans, l’« empreinte génétique » qui expliquerait pourquoi près du tiers des hommes qui souffrent d’un cancer de la prostate localisé et guérissable présentent ensuite des métastases envahissantes après un premier traitement.

Un des coauteurs de l’étude, le Dr Robert Bristow, du Centre de cancérologie Princess-Margaret, à Toronto, soutient que cette découverte pourrait aider les médecins à offrir un traitement plus « personnalisé » dès que le cancer de la prostate est diagnostiqué chez un patient.

L’étude, dont les résultats ont été publiés en ligne par la revue scientifique Nature, a analysé les tumeurs de 500 Canadiens qui souffraient d’un cancer de la prostate localisé et non héréditaire.

Les chercheurs ont utilisé les techniques de séquençage de l’ADN afin de comprendre comment les tumeurs de la prostate pouvaient varier d’un sujet à un autre. Ces observations permettraient d’adapter le traitement en fonction des patients, ce qui augmenterait ses chances de réussite.

Surveillance versus chirurgie

Un simple suivi médical serait parfois préférable à la chirurgie et presque deux fois moins coûteux selon une enquête relativement récente effectuée au pays.

Selon des données de 2014, la surveillance active du cancer de la prostate, tests sanguins et biopsies occasionnelles, coûte au Canada environ 6200 $ sur 5 ans. Une intervention immédiate incluant une chirurgie et de la radiothérapie coûtent 13 735 $ en moyenne.

Les séquelles de la chirurgie et de la radiothérapie de la prostate sont lourdes : impuissance dans 50 % à 60 % des cas, et incontinence dans 10 % à 15 %.

Un appareil utilisé pour la biopsie de la prostate. © Radio-Canada

Traiter le cancer de la prostate à un stade précoce accroît les chances de réussite

Bien que la plupart des cancers de la prostate soient diagnostiqués en stade peu avancé, beaucoup d’hommes reçoivent tout de même un diagnostic de maladie en phase terminale ou progressant vers celle-ci, et nécessitent des soins de fin de vie efficaces et axés sur le patient.

Moins de 40 % des Canadiens qui meurent du cancer de la prostate reçoivent de la radiothérapie pour la gestion de la douleur au cours de leur dernière année de vie, malgré la preuve de son efficacité pour soulager la douleur.

Les patients atteints du cancer de la prostate au Canada ont également tendance à attendre plus longtemps pour la radiothérapie que les patients atteints du cancer du sein, colorectal ou du poumon dans diverses provinces.

RCI avec La Presse canadienne, les informations de Radio-Canada et la contribution de Noramdn Grondin et Patrick Masbourian de Radio-Canada

En complément

La promiscuité chez les hommes avec les femmes réduit les risques de cancer de la prostate – RCI 

Régis Labeaume atteint d’un cancer – Radio-Canada 

Le cancer est la maladie qui tue le plus au Canada – Radio-Canada 

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Catégories : Internet et technologies, Politique, Santé
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