Le ministre de la Défense Harjit Sajjan et la ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland. PC/SEAN KILPATRICK

Prolongation de la mission militaire canadienne en Ukraine pour repousser la Russie

Share

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, annoncent la prolongation de deux missions militaires du pays qui devaient se terminer à la fin du mois.

Le Canada réitère son engagement envers l’OTAN de contribuer à la lutte contre l’agression russe en Europe de l’Est et aussi contre le mouvement djihadiste au Moyen-Orient.

Ottawa prolongera ainsi sa contribution de 500 soldats à la coalition internationale contre Daech en Irak, et ce jusqu’à la fin du mois de mars 2021.

Deux cents de ces militaires canadiens participent à la mission de formation de l’OTAN, et 120 membres des forces spéciales canadiennes aident les troupes irakiennes à chasser les extrémistes de Daech des environs de Mossoul, dans le nord du pays.

L’Ukraine est au coeur des réflexions canadiennes

La Russie en rouge et l’Ukraine en vert pâle. Crimée en vert foncé.

C’est la poursuite du combat du Canada contre l’ingérence russe en Ukraine qui a surtout meublé les propos et les réflexions des deux ministres canadiens, lundi, en conférence de presse.

La mission canadienne en Ukraine, déployée depuis septembre 2015, participe à la formation de l’armée du pays qui se bat contre les forces séparatistes soutenues par la Russie. Elle compte environ 200 militaires canadiens et se poursuivra maintenant au moins jusqu’à la fin de mars 2022.

Rappelons que l’Armée canadienne a également déployé environ 500 soldats à la tête d’un groupement tactique de l’OTAN en Lettonie, dans le cadre des efforts plus vastes déployés par l’alliance pour dissuader la Russie de ses ambitions sur le flanc est de l’Europe.

L’Ukraine est un cas test

Chrystia Freeland

Chrystia Freeland a qualifié le pays d’Europe de l’Est de « laboratoire » pour les campagnes de désinformation de la Russie dans le cyberespace. « L’Ukraine tend à être un laboratoire pour les interventions malveillantes et la désinformation », a-t-elle expliqué.

Or, elle affirme que l’Ukraine se prépare à faire face à une nouvelle opération d’ingérence de la Russie pour la toute prochaine élection présidentielle du 31 mars.

Selon Mme Freeland, cette menace aura possiblement des effets sur le Canada, où des élections fédérales auront lieu en octobre prochain.

Le Canada doit s’inquiéter des « acteurs malveillants » qui cherchent à « intervenir dans les élections en Ukraine et dans nos propres élections », a fait valoir Mme Freeland.

Un état pratiquement de guerre ouverte

Andriy Shevchenko, ambassadeur de l’Ukraine au Canada

L’ambassadeur ukrainien au Canada, Andriy Shevchenko, explique notamment que son pays assiste à des cyberattaques massives contre ses infrastructures numériques électorales. Il précise que son pays est « comme un atelier où vous pouvez voir en temps réel comment notre voisin tente d’interférer dans notre élection ».

En plus de la formation de militaires, le Canada aide donc l’Ukraine à lutter contre les cybermenaces et les campagnes de désinformation de Moscou, a assuré Mme Freeland.

« Nous les aidons beaucoup. Mais je vais vous dire, nous apprenons beaucoup d’eux », a-t-elle souligné.

LISEZ AUSSI : Sous Justin Trudeau, le Canada est le meilleur ami de l’Ukraine

Justin Trudeau passe en revue la garde d’honneur à son arrivée à Yavoriv, en Ukraine, en 2016. Crédit photo : PC/Adrian Wyld

En complément

Scrutin en Ukraine : Lloyd Axworthy en mission d’observation – RCI 

Visite de la gouverneure générale du Canada, Julie Payette, en Ukraine et en Lettonie – RCI 

L’ambassade canadienne en Ukraine a servi de refuge aux opposants du président Lanoukovitch – RCI 

Share
Catégories : International, Internet et technologies, Politique
Mots-clés : , , , , , , , , ,

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions ou dans une des deux langues officielles, soit le français ou l'anglais. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

*