Le drapeau du Canada en avant-plan devant les édifices du parlement canadien à Ottawa (iStock)

Sondage Angus Reid : une majorité de Canadiens en faveur de la limitation du nombre de mandats des élus

Share

Les mandats présidentiels ont une durée maximale dans plusieurs gouvernements. En France, par exemple, un président ne peut faire que deux mandats consécutifs d’une durée de cinq ans chacun. Aux États-Unis, la limite est aussi de deux mandats consécutifs, cette fois de quatre ans chacun.

En Russie, le président est élu pour un mandat de six ans renouvelable une fois consécutivement.

Monarchie constitutionnelle

Notre régime parlementaire est de nature britannique. Le Canada a un premier ministre, tout comme le Royaume-Uni.

Et, tant à Londres qu’à Ottawa, un premier ministre élu peut faire autant de mandats consécutifs de quatre ans qu’il le désire, dans la mesure où il reçoit l’aval de la population et de son parti, évidemment.

William Lyon MacKenzie King a fait six mandats et a été au pouvoir plus de 21 ans.

Six mandats également pour John A. MacDonald qui se sont étalés sur plus de 18 ans.

Pierre Elliott Trudeau, père du premier ministre actuel, Justin Trudeau, a dirigé le pays durant plus de 15 ans lors de quatre mandats.

Mandats limités ou non

Ainsi, il y a plusieurs pays sur Terre qui limitent le nombre de mandats qu’un premier ministre ou un président peut accomplir et d’autres non. Certains chefs d’État sont en postes pour des décennies.

Au Zimbabwe par exemple, Robert Mugabe a été élu en 1990, puis réélu en 1996, 2002, 2008 et 2013.

Au Cameroun, Paul Biya a été élu une première fois en 1984, puis en 1988, 1992, 1997, 2004, 2011 et 2018.

Au Canada, il n’y a pas de limite au nombre de mandats consécutifs qu’un élu peut tenir. Mais on s’interroge.

De fait, la compagnie de sondage Angus Reid a posé la question aux Canadiens sur la pertinence ou non de s’interroger sur la limitation du nombre de mandats pour le chef de l’État.

Et les résultats sont très intéressants.

54 %

(Angus Reid)

Résultats
À la question : « croyez-vous que le nombre des mandats doit être limité ou non », les réponses au sondage étaient les suivantes :

  • 54 % disent qu’il est nécessaire d’en limiter le nombre,
  • 29 % ne croyaient pas que ce le soit,
  • 19 % n’avaient pas d’opinion ou étaient incertains.

(Angus Reid)

Les données montrent qu’une courte majorité de Canadiens croient que le nombre de mandats devrait être limité et que deux mandats de quatre années seraient l’idéal, un cadre temporel qui s’appliquerait autant au premier ministre qu’aux autres élus.

Donnée intéressante, la limite de deux mandats consécutifs, toujours selon le sondage, ne devrait pas s’appliquer qu’à l’échelle parlementaire fédérale, mais aussi aux provinces, aux territoires et aux villes.

Les répondants soulignent qu’une limite du nombre de mandats freinerait grandement les risques de pouvoir accumulé, de corruption ou encore de gains financiers excessifs.

Sans compter qu’un roulement apporte toujours son lot d’idées nouvelles.

Plus :

Les Canadiens et leur système de gouvernement (Parlement du Canada)

How long is to long? Le sondage d’Angus Reid

Share
Catégories : Politique, Société
Mots-clés : ,

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*