(Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique )

#MonéducationNotredroit : pour parler des enjeux de l’accès à l’éducation en français en Colombie-Britannique

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L’ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe avait lancé en 2013 cette boutade sur la colline du Parlement pour décrire la situation du français au pays.

 « Il y a deux langues officielles au Canada, l’anglais et la traduction simultanée. »

Le fait français est bien réel partout au pays, bien que très souvent menacé. Il n’y a qu’une seule province officiellement bilingue : le Nouveau-Brunswick. Et le gouvernement élu le 24 septembre dernier du conservateur Blaine Higgs, un unilingue anglophone, revoit à la baisse les services francophones dans la province.

Songeons aussi à l’Ontario qui a connu une longue histoire d’interdiction de l’enseignement du français au début du XXe siècle. Les années 80 ont vu l’émergence de plusieurs services à la communauté francophone de cette province, qui compte le plus de locuteurs francophones à l’extérieur du Québec, soit quelque 600 000 selon Statistique Canada.

Cela dit, le gouvernement conservateur de Mike Harris (1995-2002), dans un effort d’assainissement des finances publiques, avait voté la fermeture de l’hôpital Montfort à Ottawa, seul hôpital francophone de la province. Le mouvement SOS Montfort avait fait reculer le gouvernement.

Aujourd’hui, le gouvernement conservateur de Doug Ford, toujours pour des raisons de finances publiques, met un frein à la création de l’Université de l’Ontario français.

 Tollé en Colombie-Britannique

Oui, il y a des francophones en Colombie-Britannique, et même avant la création de la province. Ils sont 70 000, soit 1,4 % de la population.

Depuis 2001, les écoles francophones de la province connaissent une importante croissance de leur population. On ne parle pas ici d’écoles d’immersion française, mais bel et bien d’écoles où l’enseignement se donne en français. Le problème, c’est que les écoles sont surpeuplées, vétustes, trop éloignées ou carrément non existantes. Depuis une vingtaine d’années, le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique demande au gouvernement provincial d’accorder un financement adéquat pour que les écoles francophones aient des infrastructures équivalentes à celles des anglophones. 

Le droit à l’éducation en français

Donc, là où le bât blesse selon le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique et la Fédération des parents francophones de Colombie-Britannique, c’est que les infrastructures ne répondent plus aux besoins et que les autorités provinciales laissent traîner la situation.    

Le ministère de l’Éducation refuse de délier les cordons de la bourse en faveur des francophones. Le Conseil et la Fédération ont porté la cause en justice auprès de la Cour supérieure provinciale. Cette instance l’a rejetée, alléguant qu’il en coûterait trop cher pour harmoniser les infrastructures. Les deux organismes ont fait appel de la décision en Cour suprême du Canada qui l’entendra cet automne.

Le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique et la Fédération des parents francophones en Colombie-Britannique lancent la campagne #MonéducationNotredroit pour parler d’accès à l’éducation en français à l’échelle nationale.

De plus, on nous propose cette vidéo qui traite de la situation.

Plus :

La résistance des Franco-Ontariens contre le règlement 17 de 1912 (Radio-Canada)

SOS Montfort (Encyclopédie canadienne)

La promesse brisée d’une université francophone en Ontario (Radio-Canada)

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Catégories : Politique, Société
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