L’ambassadeur canadien en Ukraine, Roman Waschuk, accompagné de militaires canadiens, participait à la cérémonie de consécration d’un monument à la mémoire de 17 membres de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUM) qui auraient été exécutés par la Gestapo en 1944. Cette cérémonie se déroulait dans un cimetière juif de Sambir dans l’ouest de l’Ukraine. (Photo prise le 21 août 2019 – Conseil municipal de Sambir/Facebook)

Profanation : le Canada accusé de révisionnisme de l’Holocauste en Ukraine

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Au départ, ce devait être un événement qui ferait la promotion d’une meilleure compréhension entre les Ukrainiens et les Juifs. Un service œcuménique, auquel assisteraient de hauts responsables religieux ukrainiens et juifs, qui devait être un nouveau départ dans leur relation parfois douloureuse qui jalonne l’histoire.

Au lieu de cela, un monument controversé, érigé dans Sambir, une ville de l’ouest de l’Ukraine, grâce à des dons privés, et consacré avec l’aide du délégué canadien en Ukraine a rouvert de vieilles blessures. Le Canada serait-il complice d’une campagne qui tend à effacer un chapitre horrible de l’histoire ukrainienne de la Seconde Guerre mondiale?  

Le monument dont il est question est en fait un gros bloc de granit élevé dans un cimetière juif abandonné, où plus de 1200 Juifs ont été fusillés et leurs corps, jetés dans des fosses communes en 1943 par les nazis et leurs collaborateurs ukrainiens. Il souligne la mémoire de 17 nationalistes ukrainiens que l’on croit avoir été exécutés par la Gestapo en 1944, un moment de la Seconde Guerre mondiale qui ne fait cependant pas consensus chez les historiens.

Accompagné de quelques militaires canadiens, l’ambassadeur du Canada en Ukraine, Roman Waschuk, participait à la cérémonie du 21 août dernier lors du dévoilement du monument à la mémoire des membres exécutés de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) et de sa branche militaire, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne, connue sous le sigle UPA. 

Cet événement avait été organisé par l’Ukrainian Jewish Encounter (UJE), une initiative privée canadienne mise sur pied par le philanthrope canadien d’origine ukrainienne James Temerty, qui a pour mission de consolider « la compréhension mutuelle et la solidarité entre Ukrainiens et Juifs ».

Au cours de cette cérémonie à laquelle assistaient des chefs de l’Église orthodoxe ukrainienne nouvellement indépendante et de l’Église grecque catholique d’Ukraine et le grand rabbin d’Ukraine, on devait aussi consacrer un futur monument à la mémoire des victimes juives de l’Holocauste de Sambir.

Sur cette photo, on peut apercevoir l’ambassadeur canadien en Ukraine, Roman Waschuk, les leaders de l’église orthodoxe d’Ukraine nouvellement indépendante de l’église orthodoxe de Russie et de l’église gréco-catholique ukrainienne, et le grand rabbin d’Ukraine, accompagnés de politiciens régionaux et municipaux lors de la cérémonie de consécration du monument à la mémoire de 17 membres de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) qui auraient été abattus par la Gestapo en 1944. La cérémonie officielle s’est déroulée dans le cimetière juif de Sambir dans l’ouest de l’Ukraine le 21 août 2019 (Conseil municipal de Sambir/Facebook)

« Une insulte flagrante »

L’événement soulève son lot de critiques surtout après qu’une croix eut été érigée au cœur du cimetière juif, dédiée à la mémoire des membres de l’OUN et de l’UPA, une organisation profondément antisémite qui a collaboré activement avec les nazis au cours d’une grande partie de la Seconde Guerre mondiale. Cela constitue, selon ses critiques, un acte de profanation des lieux et une tentative grossière de réécrire l’histoire.

« It’s a blatant insult to the memory of the Jewish victims. »

(Trad. : c’est une insulte flagrante à la mémoire des victimes juives), a déclaré Eduard Dolinsky, président de l’Ukrainian Jewish Committee, au cours d’une entrevue téléphonique de Kiev avec Radio Canada International.

« It’s like erecting a monument to murderers on the graves of their victims. »

(Trad. : C’est comme si on érigeait un monument à la mémoire des assassins sur les tombes de leurs victimes.) 

M. Dolinksy ajoute que la participation de diplomates et de militaires canadiens à la cérémonie de consécration en compagnie des chefs religieux ukrainiens était particulièrement troublante. 

« But most of all I’m perturbed by this desecration. This is so outrageously cynical. »

(Trad. : Je suis profondément troublé par cette profanation. C’est un acte épouvantablement cynique), ajoute-t-il.

« Un compromis nécessaire »

(Première rangée, de droite à gauche) Mark Freiman, membre du conseil d’administration du UJE et ancien président du Congrès juif canadien, le grand rabbin d’Ukraine Yaakov Dov Bleich, l’archevêque principal et chef de l’église gréco-catholique d’Ukraine Sviatoslav, le métropolite Épiphane, chef de l’église orthodoxe d’Ukraine, le philanthrope canadien d’origine ukrainienne James Temerty et l’ambassadeur canadien en Ukraine Roman Waschuk, lors de la cérémonie de consécration du monument à la mémoire de 17 membres de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) qui auraient été abattus par la Gestapo en 1944. La cérémonie officielle s’est déroulée dans le cimetière juif de Sambir dans l’ouest de l’Ukraine le 21 août 2019 (Conseil municipal de Sambir/Facebook)

Mark Freiman était à Sambir afin de participer à la cérémonie. Il est membre du conseil d’administration de l’UJE et ancien président du Congrès juif canadien. Ses parents faisaient partie des quelque 100 Juifs qui ont survécu aux massacres des Juifs de Sambir. Mark Freiman a déclaré que l’édification d’un monument à la mémoire des membres exécutés de l’OUN-UPA faisait partie d’un processus de « compromis nécessaire » afin d’obtenir l’appui de la communauté de Sambir après des années d’échecs pour construire un mémorial en souvenir des 1200 Juifs exécutés le premier jour de la Pâque de 1943.

Lors d’une entrevue téléphonique, M. Freiman a déclaré à Radio Canada International :

« My understanding is there absolutely no evidence that they [the 17 Ukrainian nationalists] participated in any anti-Jewish activities, I haven’t seen any such information ».

(Trad. : Selon ce que j’en comprends, il n’y a aucune évidence que les 17 nationalistes ukrainiens ont participé à quelque activité anti-juive que ce soit. Je n’ai vu aucune information du genre.)     

Il y a eu d’autres tentatives par le passé de créer un parc à la mémoire des victimes juives du massacre de la Pâque de 1943 et du pogrom du 1er juillet 1941 à Sambir mené par les nationalistes ukrainiens. Elles ont toutes échoué devant l’opposition des nationalistes contemporains de la région. 

En 2000, le philanthrope canadien d’origine juive Jack Gardner, qui a vu le jour à Sambir, avait tenté de réhabiliter le cimetière en y érigeant un imposant monument représentant l’étoile de David en hommage aux dépouilles juives enterrées sur ce site.

Ce projet a suscité la colère des nationalistes locaux qui ont vandalisé le monument et érigé trois croix de 10 mètres de haut chacune dans le périmètre du cimetière juif et du charnier.  

Selon M. Freiman, une des croix a été retirée, ce qui faisait partie de l’entente afin d’ériger le mémorial aux nationalistes ukrainiens exécutés. Et ce mémorial était lui-même une condition préalable à l’instauration d’un parc à la mémoire des victimes juives.

Il ajoute que les deux croix restantes doivent aussi être enlevées.

« We anticipate that the Jewish cemetery will become a memorial park.  The memorial to the Jewish victims will occupy about a hundred metres in front of the mass grave, which is being restored. And we hope it would be a place of pilgrimage for people all over the world to learn about the ‘Holocaust by bullets’ and the terrible events that occurred. »

(Trad. : Nous espérons que le cimetière juif pourra devenir un parc commémoratif. Le mémorial en souvenir des victimes juives occupera une centaine de mètres en face du charnier. L’espace est en restauration. Nous espérons que cet endroit deviendra un lieu de pèlerinage pour les gens de partout dans le monde, qui pourront en apprendre un peu plus sur ce qu’on appelle « la Shoah par balle » et les terribles événements qui se sont passés ici.)

Mark Freiman, membre du conseil d’administration de l’Ukrainian Jewish Encounter et ancien président du Congrès juif canadien

NDLR La Shoah par balle - Holocaust by bullets

Père Patrick Desbois, prêtre catholique français et président de l’Association Yahad-In Unum. (un.org)

Holocaust by bullets est le titre d’un livre du père Parrick Desbois « The Holocaust by Bullets: A Priest’s Journey to Uncover the Truth Behind the Murder of 1.5 Million Jews » 

La Shoah par balle : le périple d’un prêtre à la découverte de la vérité dans l’assassinat de 1,5 million de Juifs.]

Mark Freiman ajoute que le monument à la mémoire des 17 membres des OUN-UPA sera à part, séparé du parc commémoratif.

« I can’t prevent Ukrainians from remembering from their vision of history, but I would be very uneasy about such a monument in Canada. »

« There are sometimes compromises that need to be made in order to pave the way for monuments that Jewish people need to put for their own victims. And it may not always be possible to have a perfect solution to all problems. »

(Trad. : Je ne peux pas empêcher les Ukrainiens de se souvenir d’une vision de leur histoire. Cela dit, j’avoue que je serais très incommodé par la présence d’un tel monument au Canada.

Il y a parfois des compromis que l’on doit faire de sorte que l’on puisse ériger des monuments dont les Juifs ont besoin pour commémorer leurs propres victimes. De plus, trouver la solution parfaite à tous les problèmes n’est que très rarement possible.)  

Mark Freiman

Eduard Dolinsky, président de l’Ukrainian Jewish Committee, a déclaré préférer ne pas avoir de monument juif plutôt que d’en avoir un qui soit construit selon des bases historiques révisionnistes.

« It was a so-called deal with the devil. They thought that they’d substitute one disgrace by another but it didn’t work out that way. »

(Trad. : C’était une soi-disant entente avec le diable. Ils croyaient pouvoir remplacer une disgrâce par une autre, mais ça n’a pas fonctionné.)

Eduard Dolinsky

Une histoire troublante

Des vétérans de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) participant à un rassemblement à Kiev le 14 octobre 2016, journée du défenseur de l’Ukraine. On soulignait également la création de l’UPA lors de la Seconde Guerre mondiale (Genya Savilov/AFP/Getty Images)

 Le chercheur ukrainien Ivan Katchanovski enseigne les sciences politiques à l’Université d’Ottawa. Selon lui, même s’il y avait quelques conflits entre l’OUN-UPA et les nazis, ils ont généralement collaboré. L’exécution rapportée de 17 nationalistes ukrainiens était un événement extrême, utilisé aujourd’hui afin de présenter les nationalistes ukrainiens comme de vaillants combattants pour la liberté qui ont affronté les Soviétiques et les Allemands pour une Ukraine libre. 

« OUN and UPA were basically radical nationalist, semi-fascist organizations. OUN had elements of fascist ideology, totalitarian ideology, one-party dictatorship in which they would be the ruling party. »

(Trad. : L’OUN et l’UPA étaient des organisations radicales nationalistes et semi-fascistes. L’OUN portait en avant une idéologie fasciste, une idéologie totalitaire, une dictature d’un parti unique qu’ils dirigeraient.)     

Ivan Katchanovski

L’idéologie de l’OUN défendait le principe de la création d’une Ukraine racialement pure, débarrassée de ses minorités ethniques telles que les Juifs, les Russes et les Polonais, ajoute M. Katchanovski.

Il souligne également que l’OUN et l’UPA ont bien mené quelques opérations ponctuelles contre les Allemands durant cette période. Par contre, en 1943 et 1944, l’essentiel de leur effort de guerre était de s’en prendre aux populations polonaises de l’Ouest de l’Ukraine tout en combattant les partisans soviétiques.      

Selon certains historiens, l’UPA aurait fait de 60 000 à 100 000 victimes polonaises lors de ses campagnes d’épuration ethnique dans les régions de Volhynie et de Galicie dans l’ouest de l’Ukraine.  

L’historien suédois Per Anders Rudling, qui écrit un essai sur les politiques portant sur la mémoire en Ukraine, estime que l’événement du dévoilement du monument à Sambir se voulait beaucoup plus un geste politique ukrainien contemporain teinté du mythe nationaliste qu’une tentative de remise à l’heure des pendules de l’histoire.      

« The idea, which is important to contemporary Ukrainian politics, is to present the Ukrainian Insurgent Army (UPA), as enemies and opponents of the Nazis, not as collaborators.

There have been a number of places across Western Ukraine where they have sort of appropriated the perceived moral capital of the suffering of the Jews for political purposes. »

(Trad. : Pour nombre d’hommes politiques ukrainiens aujourd’hui, il est important de présenter les membres de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne comme des ennemis, des opposants aux nazis et non pas des collaborateurs. Il y a plusieurs endroits dans l’ouest de l’Ukraine où l’on s’est approprié le capital moral des souffrances des Juifs à des fins politiques.)

Per Anders Rudling

Selon lui, la cérémonie à Sambir n’est qu’une autre tentative de purger le passé.

En entrevue téléphonique à partir de la Suède, M. Rudling ajoute :

« They try to pass off Ukrainian nationalists as somehow sharing the plight of the Jews, when in reality the Organization of Ukrainian Nationalists was actively involved in mass murder of Jews. »

(Trad. : Ils essaient de faire croire que les nationalistes ukrainiens ont aussi vécu les mêmes exactions que les Juifs, alors qu’en réalité l’Organisation des nationalistes ukrainiens a pris une part très active dans les assassinats des Juifs.)

 L’historien canadien d’origine ukrainienne John-Paul Himka a longuement étudié les mouvements nationalistes ukrainiens lors de la Seconde Guerre mondiale. Il souligne qu’au lieu de tremper dans le révisionnisme historique et la fabrication d’un mythe, le gouvernement canadien devrait plutôt travailler en coulisses afin d’aider le nouveau gouvernement ukrainien à faire la paix avec son histoire.     

« I also don’t think that Canada should participate in monuments to these people, because they were war criminals. It’s very clear. »

(Trad : Je ne crois pas non plus que le Canada doive s’impliquer dans un tel monument pour ces gens-là, car ils étaient des criminels de guerre. C’est très clair.)  

John-Paul Himka

Per Anders Rudling et John-Paul Himka sont tous deux d’avis que la présence de l’ambassadeur Washuk lors de la cérémonie de Sambir vient du fait, du moins en partie, qu’il a été probablement nourri des mythes nationalistes qui dominaient au cœur de la communauté ukrainienne au Canada durant son enfance.   

Plusieurs Ukrainiens déplacés sont venus s’installer au Canada après la Seconde Guerre mondiale. Les parents de l’ambassadeur Waschuk étaient du nombre. Ils étaient des réfugiés venus de l’ouest de l’Ukraine, un foyer d’appui très fort à l’OUN et à l’UPA, ajoute M. Rudling.

Les intellectuels ukrainiens qui avaient des liens avec l’OUN possédaient une influence puissante au sein de la communauté, notamment dans des organisations comme le Congrès ukrainien canadien. Ce dernier a érigé des monuments à la mémoire des membres de l’OUN et de l’UPA au Canada. Il fait aussi pression afin que l’on porte un regard révisionniste sur leurs dossiers militaires.    

Ces perceptions de l’histoire ukrainienne ont été rapportées en Ukraine après l’indépendance du pays en 1991. Par contre, elles ont pris de l’ampleur lors de la Révolution orange de 2004, ajoute M. Himka.

Le ministère des Affaires étrangères, Affaires mondiales Canada, a décliné la demande d’entrevue de Radio Canada International avec l’ambassadeur Waschuk.

De plus, on ne nous a pas remis, comme demandé, une copie du discours que M. Washuk a prononcé lors du dévoilement du monument à temps pour publication.

Malgré plusieurs tentatives, nous n’avons pas réussi à joindre le philanthrope canadien d’origine ukrainienne James Temerty, fondateur de l’Ukrainian Jewish Encounter, pour recueillir ses commentaires.

(Dossier originel en anglais: Desecration: Canada accused of promoting Holocaust revisionism with memorial in Ukraine– Levon Sevunts, Radio Canada International. Adaptation française, Raymond Desmarteau) 

Plus :

The Mass Shooting of Jews in Ukraine 1941-1944 – The Holocaust by bullets (onu.org)

Toronto lawyer fights for memorial park to be built at Holocaust mass gravesite in Ukraine (CBC Radio)

Ukraine: malaise autour d’un hommage à des collabos nazis dans un cimetière juif (Times of Israël)

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Catégories : International, Politique
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