L'auteure canadienne Margaret Atwood tient son nouveau roman dans les mains (Dylan Martinez/Reuters)

34 ans plus tard, Margaret Atwood lance la suite : «The Testaments»

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La romancière, poétesse et critique littéraire canadienne Margaret Atwood, qui est sans doute l’écrivaine canadienne-anglaise la plus connue dans le monde était à Londres au Royaume-Uni, lundi soir, accompagnée de centaines d’adorateurs qui attendaient la sortie à minuit de son nouveau roman, The Testaments, la suite très attendue de The Handmaid’s Tale.

Librairie Watterstone

Publié 34 ans après La servante écarlate (The Handmaid’s Tale) le nouveau roman se déroule 15 ans après l’histoire originale racontant le sort de femmes contraintes à l’esclavage sexuel par l’État théocratique de Galaad.

Elle décrivait donc un futur apocalyptique, une société totalitaire dirigée par un régime fondamentaliste qui traite les femmes comme des propriétés de l’État et transforme celles qui sont fertiles en esclaves sexuelles.

Le roman original d’Atwood de 1985 – sur ces femmes contraintes à l’esclavage sexuel- a récemment trouvé une nouvelle résonance en raison de la montée de l’extrémisme politique en Occident et de la série télévisée Elisabeth Moss, qui a remporté un Emmy.

La sortie du livre en français se fait attendre

Si le roman en anglais sort le 10 septembre, Les testaments ne sera en librairie que le 11 octobre prochain.

La maison d’édition et les libraires affirment que le battage publicitaire autour de ce roman s’est déjà traduit par de nombreuses précommandes et des événements à guichets fermés pour cette sortie attendue.

« Je pense que c’est excitant pour la portée littéraire du Canada », a déclaré Jared Bland, éditeur de McLelland & Stewart à Radio-Canada.

Il faudra attendre encore un mois pour la version française.

Une sortie qui résonne dans un monde à l’heure de #MoiAussi

Le livre La servante écarlate s’est vendu à 8 millions d’exemplaires dans le monde.

La suite Les Testaments est déjà en lice pour recevoir le Man Booker Prize du Royaume-Uni et le Giller Prize de la Banque Scotia au Canada., « Les publications de ce niveau sont rares », selon Bea Carvalho, une acheteuse de fiction pour la chaîne de librairies Waterstones à Londres, qui a organisé la fête de lancement où Atwood a lu un extrait de son nouveau livre.

« C’est de loin la sortie la plus importante de l’année et l’un des plus grands moments culturels de l’année », a-t-elle déclaré à Reuters.

Margaret Atwood se produira mardi au National Theatre de Londres lors d’une séance de questions-réponses en direct. Il sera diffusé dans le monde entier, y compris dans plus de 100 cinémas à travers le Canada.

Atwood s’apprête également à faire une tournée mondiale du roman ce mois-ci – qui comprendra neuf arrêts au Canada.

La petite histoire de la nouvelle grande histoire

Margaret Atwood dit qu’elle s’est concentrée sur l’exploration de ce qui est arrivé aux deux filles d’Offred : celle qui a été prise avant la création de Gilead, dont le nom n’a jamais été révélé dans le livre original, et l’autre dont elle était enceinte dans son dernier chapitre.

Le nouveau roman, dont le contenu a été en grande partie gardé secret, est raconté par trois narrateurs liés au narrateur de Handmaid, Offred.

Bon à savoir
Traduite dans une cinquantaine de langues, Margaret Atwood est l’auteure de 17 romans, de 7 livres pour enfants et de près de deux douzaines de recueils de poésie.
Margaret Eleanor « Peggy » Atwood, née le 18 novembre 1939 à Ottawa en Ontario a reçu le prix Arthur-C.-Clarke en 1987 pour La Servante écarlate.
Elle a aussi remporté le Booker Prize en 2000 pour son roman The Blind Assassin, publié au Canada et en France sous le titre Le tueur aveugle.

Margaret Atwood. PHOTO : LA PRESSE CANADIENNE / CHRIS YOUNG

RCI avec les informations de CBC News et la contribution de Radio-Canada

En complément

L’oeuvre de l’écrivaine Margaret Atwood « The Handmaid’s Tale » disponible en ligne – RCI 

Un roman de Margaret Atwood adapté pour Netflix – RCI 

La Canadienne Margaret Atwood confie une œuvre inédite à la Future Library d’Oslo – RCI 

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Catégories : Arts et spectacles, Internet et technologies, Société
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