L'éminent scientifique Bruce Aylward a une longue expérience dans l'analyse des épidémies de maladies infectieuses. Il était au coeur des interventions de l’OMS dans l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2016. PHOTO MARTIAL TREZZINI, THE ASSOCIATED PRESS

Coronavirus : l’épidémiologiste canadien Bruce Aylward en mission en Chine

L’épidémiologiste canadien de renom Bruce Aylward est arrivé en Chine lundi pour y diriger une équipe d’experts de l’Organisation mondiale de la santé, qui se donne pour mission d’étudier de plus près les menaces posées par le nouveau coronavirus et les moyens de le contrôler.

Le Dr Aylward vient donc jeter les bases opérationnelles de la plus grande équipe internationale chargée d’étudier le coronavirus et d’évaluer les décisions de la Chine en matière de santé publique.

Son équipe d’une dizaine d’experts collaborera avec des scientifiques chinois et des responsables de la santé publique pour déterminer les premiers lieux à visiter et les premières questions à poser.

La mission internationale a été mise en place après que le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’est rendu à Pékin pour s’entretenir avec le président Xi Jinping et les ministres chinois fin janvier. Mais il a fallu près de deux semaines pour obtenir le feu vert du gouvernement sur sa composition, qui n’a pas été annoncée, si ce n’est pour dire qu’Aylward en était le chef.

Rappelons qu’il s’est dit préoccupé lundi par les des incidents, signalés par les autorités en France et au Royaume-Uni le week-end dernier, de propagation du virus de personne à personne et ce par des personnes n’ayant pas d’antécédents de voyage en Chine. « La détection de ce petit nombre de cas pourrait être l’étincelle qui allumera un plus grand feu. Mais pour l’instant, ce n’est qu’une étincelle. Notre objectif reste l’endiguement. »

Tedros Adhanom Ghebreyesus, patron de l’OMS depuis 2017 (REUTERS/Denis Balibouse)

Un expert canadien des épidémies au secours de la Chine

De grandes responsabilités pèsent donc à présent sur le Dr Bruce Aylward qui a une longue expérience dans l’examen des épidémies de maladies infectieuses, ayant dirigé la réponse de l’OMS à l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest avec un contingent de 2000 personnes.

Le Dr Aylward qui s’est joint à l’OMS en 1992 est responsable d’une refonte majeure de la façon dont l’organisme répond aux urgences sanitaires. Il a travaillé pour l’OMS au Moyen-Orient, dans le Pacifique occidental, en Europe, en Afrique du Nord et en Asie centrale et du Sud-Est.

Bruce Aylward, lors d’une conférence de presse de l’Organisation mondiale de la santé sur le virus Zika, en juin 2016. Il était alors responsable des programmes sanitaires d’urgence de l’OMS. PHOTO : GETTY IMAGES / AFP/FABRICE COFFRINI

Le Dr Michael Ryan, directeur général du programme de l’OMS sur les urgences sanitaires, affirme que la mission du Dr Aylward serait de déterminer quelles enquêtes sur le virus ont déjà été effectuées en Chine et d’examiner les réussites et échecs de ce qui a été maintenant l’une des plus grandes réponses de santé publique de l’histoire de l’humanité à une menace virale.

« Nous voulons en savoir plus sur le virus, en savoir plus sur les enquêtes qui ont été menées par des scientifiques et des épidémiologistes chinois, pour comprendre la nature de la réponse de santé publique qui va directement du plus bas échelon de la communauté jusqu’aux échelons les plus élevés du système », a déclaré M. Ryan.

Les décès dus aux coronavirus en Chine dépassent les 1000

Le nombre de personnes tuées par le coronavirus en Chine dépasse désormais le millier, selon les autorités sanitaires du pays. Dans le monde entier, plus de 43 000 personnes ont été infectées.

En Chine, des millions de personnes ont repris le travail lundi après le congé du Nouvel An lunaire, qui a été prolongé de plus d’une semaine afin de mettre un terme à la propagation du virus, bien que de nombreuses entreprises restent encore fermées.

Les chercheurs suivront de près l’évolution de la situation pour voir si le nombre de cas augmente à la suite du retour au travail.

Le coronavirus devient-il ce choc à l’économie mondiale tant appréhendé?
Les exportations de la Chine se sont effondrées de plus de 20 % en février, tandis que ses importations aggravaient leur repli : un nouveau signal d’alarme pour la santé économique du géant asiatique, toujours empêtré dans sa guerre commerciale avec les États-Unis. Le port de Qingdao, en Chine. PHOTO STR, AFP

RCI avec La Presse canadienne, Radio-Canada et Reuters

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