Selon l’étude, plus de la moitié des jeunes Canadiens (60,1 %) ont déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle. (Adrian Wyld/The Canadian Press)

Les jeunes Canadiens à risque d’avoir une grossesse non désirée ou une ITS

Une nouvelle enquête de Statistique Canada sur les pratiques sexuelles révèle qu’une grande proportion de jeunes sexuellement actifs risquait fortement d’avoir une grossesse non désirée ou de contracter une infection transmise sexuellement (ITS) en raison de leur méthode de contraception.

L’étude publiée mercredi a interrogé plus de 100 000 jeunes de 15 à 24 ans entre janvier 2015 et décembre 2016. 

L’objectif de cette recherche était d’« examiner les comportements sexuels, l’utilisation du préservatif et l’utilisation d’autres contraceptifs, ainsi que les raisons expliquant leur non-utilisation ». 

Avec ces résultats, l’idée est d’aider les gouvernements et organismes à adapter leurs politiques de sensibilisation et promouvoir l’utilisation de contraceptifs. 

De nombreux partenaires sexuels

Selon les résultats observés, 54 % des personnes interrogées ont eu des rapports sexuels au cours de la dernière année. 

En ce qui a trait au fait d’avoir de multiples partenaires sexuels, plus de 40 % des hommes étaient concernés contre 33 % des femmes. 

Les hommes gais et bisexuels ainsi que les femmes bisexuelles étaient notamment plus susceptibles d’avoir eu plusieurs partenaires que les personnes hétérosexuelles. 

Pour près de la moitié des non-utilisateurs du préservatif, ne pas l’utiliser se justifie par la monogamie ou l’utilisation d’un autre moyen de contraception, dont la pilule. (Photo : iStock)

Le préservatif est plus utilisé en Ontario et en Saskatchewan que dans le reste du pays

Connaître la prévalence de l’utilisation du préservatif constituait une donnée essentielle de l’enquête. En effet, l’utilisation correcte et systématique de cette contraception « permet de réduire le risque de transmettre les ITS et représente une méthode de contraception efficace, » indique l’étude. 

Ainsi, 60,1 % des jeunes Canadiens ont déclaré avoir utilisé un préservatif la dernière fois qu’ils ont eu une relation sexuelle. 

Si on détaille cela par province, la prévalence de l’utilisation du préservatif était plus élevée en Ontario (67 %) et en Saskatchewan (70,2 %) que dans le reste du Canada, et elle était plus faible au Québec (48 %). 

Un tableau incluant les résultats pour chaque province est disponible sur le site de Statistique Canada. 

Une utilisation différente du préservatif

Pour près de la moitié des non-utilisateurs du préservatif, ne pas l’utiliser se justifie par la monogamie ou l’utilisation d’un autre moyen de contraception, dont la pilule. 

L’âge des personnes en question a aussi une incidence sur l’utilisation ou non du préservatif. Ainsi, les jeunes de 20 à 24 ans n’utiliseraient pas ce moyen de contraception, car il ne serait pas à leur goût. Quant aux 15-17 ans, c’est une difficulté d’accès au préservatif qui justifie sa non-utilisation. 

En conclusion, l’étude a ainsi démontré qu’un grand nombre de jeunes Canadiens ne prenaient pas les mesures nécessaires pour éviter de contracter une ITS ou d’avoir une grossesse non désirée et qu’ils étaient donc fortement à risque. 

À cela s’ajoute la crise sanitaire actuelle de la COVID-19 qui empêche de nombreux jeunes d’avoir accès au dépistage et au traitement des ITS.  

Avec les informations de Statistique Canada

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