XieXie de Michelle Deshaies: un roman dépaysant au coeur de l’époque de l’occupation coloniale de la Chine

Chine, 1934.

À l’aube des grands bouleversements qui s’annoncent, Rose, jeune Anglaise nouvelle mariée, arrive à Guilin où elle doit retrouver son époux.

Bien que ce soit un mariage de convenance, elle trouve une façon de vivre où, peu à peu, elle arrive à prendre la mesure de ce pays aux antipodes de ce qu’elle a connu jusqu’alors.

Dans la maison qu’occupe son mari directeur de la mine de charbon, propriété de la société minière anglaise de Liverpool qui exploite plusieurs mines en Chine, Rose se prend d’affection pour XieXie, une servante chinoise au service de son mari, une femme toute menue qui fait des merveilles en cuisine.

Entre les deux naitra une passion amoureuse, quoique doublée d’une relation d’autorité, relation qui connaîtra une déchirure profonde alors que les troupes nationalistes de Tchang Kaï-chek et celles, communistes, de Mao Zedong s’affrontent, et à l’arrivée imminente des Japonais crée la panique à Guilin.

Michelle Deshaies

« On pense que c’est une histoire d’amour, mais c’est une histoire où l’autorité mène le jeu. Rose, c’est l’autorité. C’est la personne qui la nourrit, qui la fait travailler, qui la paie… Vers la fin, on y verra une question d’abus dans cette autorité. Si cela avait été une relation très amoureuse, tant pour Rose que pour son mari, ils n’auraient pas laissé XieXie derrière au moment de la fuite obligée. »

Michelle Deshaies

Les Occidentaux sont obligés de rentrer dans leur pays. Rose et Raymond ne se résigneront toutefois pas à laisser XieXie derrière eux.

XieXie de Michelle Deshaies est un roman déroutant par moment, tendre et sensuel dans le souffle chaud de la maison et du port et qui nous invite à soulever le voile d’une époque troublante et méconnue de l’occupation coloniale de la Chine.

XieXie, premier roman de Michelle Deshaies, est paru aux Éditions David dans la collection Voix narratives.

Michelle Deshaies au micro de Raymond Desmarteau. Écoutez l’entrevue:

Merci à Wu Wei pour la traduction des extraits du roman et pour la narration en madarin. Merci également à Anne-Marie Yvon pour la lecture des extraits en français.

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