Lorsque nos préjugés envers les réfugiés teintent notre aide

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Un réfugié syrien après une tempête de neige Photo : AFP/KHALIL MAZRAAWI

Le gouvernement canadien a adopté sa nouvelle loi sur les réfugiés en invoquant le fait que notre pays était « dépassé » par le nombre de demandes de « faux réfugiés ».

Ces impressions négatives au sujet de l’impact des réfugiés sur notre société sont partagées par beaucoup de Canadiens.

Les demandeurs d’asile qui arrivent au Canada par bateau ne viennent pourtant pas « sauter la file d’attente » ou contourner le processus de demande de protection des « bons » réfugiés.

Les réfugiés ont le droit d’être protégés à l’échelle internationale lorsqu’ils demandent l’asile, qu’ils arrivent par bateau, par avion ou à pied.

Laura Makodoro est spécialiste des réfugiés asiatiques au Canada. Elle mène des recherches à l’Université Concordia à Montréal, notamment sur l’arrivée des « réfugiés de la mer » du Vietnam à la fin des années 1960.

Le saviez-vous?

  • Un demandeur d’asile est une personne qui a demandé une protection internationale et dont la demande de statut de réfugié n’a pas encore été examinée.
  • Dans le cadre de son obligation de protéger les réfugiés sur son territoire, le pays d’asile est normalement chargé de déterminer si un demandeur d’asile est un réfugié ou non.
  • Cette responsabilité est souvent incorporée dans la législation nationale du pays et elle est dérivée de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés.
  • Ce n’est qu’en 1969, 18 ans après son adoption par les Nations unies, que le Canada a ratifié cette convention.
  • En 2011, 25 300 personnes ont demandé l’asile au Canada, soit 9 % de plus qu’en 2010.

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