Nouvelle politique sur l’homosexualité dans les écoles catholiques du Yukon

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L'École Vanier de Whitehorse. (CBC)
L’École Vanier de Whitehorse. (CBC)
Le diocèse catholique du Yukon se distance de sa politique controversée sur l’homosexualité des élèves en soumettant une nouvelle version moins rigide à la population.

La politique One Heart : Administering by Love (« Un seul coeur : l’administration par l’amour ») succède à l’ancienne politique de l’École Vanier de Whitehorse, que le ministre de l’Éducation a abolie en mars en ordonnant à la corporation épiscopale catholique de Whitehorse de la réécrire.

Un élève gai de 16 ans s’était publiquement opposé à la directive, qui l’empêchait notamment de créer une alliance gais-hétéros.

La nouvelle politique ne mentionne plus que l’homosexualité est « mal » ou qu’elle constitue un « trouble intrinsèque ».

Elle stipule qu’il faut résister au « fléau de l’intimidation dans l’éducation » dans les écoles catholiques et souligne que les élèves « d’attirance du même sexe » y sont plus à risque.

La nouvelle politique dit aussi que les écoles catholiques ne toléreront pas les remarques désobligeantes ou le harcèlement et qu’elles n’auront aucune tolérance envers la discrimination telle que définie par la Charte canadienne des droits et libertés.

Aux enseignants, la politique dicte de ne pas présumer que tous les élèves sont hétérosexuels, de ne pas étiqueter les élèves homosexuels et de ne pas suggérer en classe qu’un élève devrait dévoiler son homosexualité. « Une telle décision revient à l’élève, au moment qu’il jugera opportun », peut-on lire.

Alliances permises, avec restrictions

Le document mentionne également que les écoles comme Vanier peuvent créer des groupes de soutien. Les noms de ces groupes doivent contenir le terme One Heart, mais ils peuvent aussi mentionner qu’ils sont des alliances gais-hétéros. Les signes et symboles doivent inclure une croix ainsi qu’un coeur.

En outre, un membre du personnel doit être présent lors des réunions d’un groupe et tout orateur ou événement doit être approuvé par le directeur d’école et par l’évêque Gary Gordon.

La politique accorde d’ailleurs à l’évêque de Whitehorse le pouvoir de dissoudre le groupe s’il dévie des préceptes de l’Église.

L’évêque Gary Gordon de Whitehorse soutient que le nouveau document est en majeure partie le même que l’ancien. Seuls quelques éléments ont été retirés, dit-il, notamment les désignations d’actes dépravés moralement mauvais.

En accord avec la Charte

Selon les avocats du gouvernement yukonnais, la politique proposée satisfait les exigences de la Loi sur les droits de la personne du Yukon et la Charte des droits.

Pour sa part, l’évêque Gary Gordon croit que la politique satisfait toutes les parties. Cette nouvelle version de la politique, précise-t-il, respecte le droit constitutionnel à la religion et les critères de l’Église.

Les conseils scolaires des trois écoles catholiques du diocèse recevront les commentaires écrits sur la politique jusqu’au 11 octobre. Des conseils peuvent aussi décider d’organiser des rencontres pour recueillir des commentaires de vive voix.

Les commentaires seront ensuite transmis à la corporation épiscopale catholique de Whitehorse.

Le président du conseil scolaire de l’École Vanier, Paul Flaherty n’a pas répondu aux appels de Radio-Canada.

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AILLEURS SUR LE WEB – Le site pour commenter la politique sur l’homosexualité des élèves de la corporation épiscopale catholique de Whitehorse

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Radio-Canada

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