Nord canadien : l’ancien premier ministre du Yukon Dennis Fentie est décédé

Dennis Fentie, en 2009. (Darryl Dyck/La Presse canadienne)
L’ancien premier ministre du Yukon, Dennis Fentie, est mort vendredi matin, emporté par un cancer à l’âge de 68 ans.

Dennis Fentie a conduit le Parti du Yukon à former un gouvernement majoritaire aux élections territoriales de 2002 et a remporté un second mandat en 2006.

Il a quitté la scène politique en 2011, en plein coeur du débat entourant le bassin de la rivière Peel.

Le député de Watson Lake a toutefois commencé sa carrière politique au sein du Nouveau Parti démocratique, en 1996, avant de passer au parti d’allégeance conservatrice.

L’ex-premier ministre Dennis Fentie en 2010, lors de la conférence du Conseil de la fédération des premiers ministres à Winnipeg. (John Woods/La Presse canadienne)

Le chef actuel du parti, Stacey Hassard, l’a décrit comme un homme tenace et toujours prêt à défendre les électeurs de sa circonscription.

« C’était un premier ministre acharné qui a toujours eu les intérêts du Yukon à coeur. Dennis était d’abord et avant tour un bon ami qui nous manquera à tous. »

Stacey Hassard, chef intérimaire du Parti du Yukon

Sous la direction de Dennis Fentie, les Yukonnais ont, entre autres, vu la négociation d’une nouvelle entente de financement en matière de santé avec le fédéral, une politique pour des communautés en sécurité et des ajustements à la formule de péréquation.

L’ancien premier ministre a également chapeauté le processus de dévolution des responsabilités fédérales.

Les drapeaux étaient en berne à l’hôtel de ville de Whitehorse, à l’annonce du décès de l’ex-premier ministre Dennis Fentie. (Claudiane Samson/Radio-Canada)
Francophonie

Le souvenir de Dennis Fentie est aussi présent au sein de la communauté francophone. La présidente et ancienne directrice générale de l’Association franco-yukonnaise, Jeanne Beaudoin, affirme que l’homme avait une oreille pour la francophonie.

« C’est sous lui qu’on a créé la direction des services en français, qui, à ce moment-là donnait un rôle accru, plus visible ou avec plus d’influence, au directeur de la direction des services en français. »

Jeanne Beaudoin, présidente, Association franco-yukonnaise

Celui-ci a alors gagné un « accès direct au ministre responsable plutôt que de devoir passer par un sous-ministre », ajoute Mme Beaudoin.

Dennis Fentie avait aussi participé, lors des élections de 2006, à une première consultation publique de la communauté francophone.

Les drapeaux ont été mis en berne devant l’Assemblée législative, ainsi que devant la mairie de Whitehorse vendredi.

Radio-Canada

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