La Finlande quitte la Convention sur l’interdiction des mines

La Finlande a déclaré qu’elle demeurait attachée à ses obligations internationales quant à l’utilisation responsable des mines, malgré l’annonce de son retrait du traité. (Roni Rekomaa/Lehtikuva/AFP via Getty Images)

Une adaptation d’un texte d’Eye on the Arctic

La Finlande a annoncé qu’elle se retirait de la Convention d’Ottawa, un traité international interdisant les mines antipersonnel, en invoquant l’escalade des tensions en Europe à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Le premier ministre Petteri Orpo a tenté de rassurer le public ainsi que la communauté internationale en affirmant que le pays n’avait aucun intérêt à entrer dans un conflit militaire.

La Finlande n’est pas confrontée à une menace militaire immédiate », a-t-il déclaré dans un communiqué. Le retrait de la Convention d’Ottawa nous donnera la possibilité de mieux nous préparer sur le plan de la sécurité. Les objectifs les plus importants de la politique étrangère et de la sécurité de la Finlande sont de sauvegarder l’indépendance et l’intégrité territoriale du pays et d’éviter d’être impliqué dans un conflit.

La Finlande partage avec la Russie une frontière de 1340 km qui s’étend jusqu’à l’Arctique.

Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la Finlande a abandonné sa politique de non-alignement militaire de longue date pour se joindre à l’OTAN en 2023, aux côtés de la Suède.

Les premiers ministres finlandais Petteri Orpo et suédois Ulf Kristersson s’expriment lors d’une conférence de presse conjointe au siège du gouvernement Rosenbad à Stockholm, Suède, le 16 septembre 2024. (Jessica Gow/TT News Agency/AFP via Getty Images)

Mines antipersonnel pour la défense nationale

La Finlande prend part à la Convention d’Ottawa depuis 2012, mais une évaluation récente des forces de défense finlandaises, en consultation avec le ministère de la Défense et celui des Affaires étrangères, a établi qu’en cas de conflit, les mines antipersonnel contribueraient à ralentir tout adversaire potentiel et à réduire les pertes pour les troupes finlandaises.

Les forces de défense ont également déterminé que les mines sont simples à utiliser, ce qui est un avantage compte tenu du système militaire du pays, basé sur la conscription.

Des représentants du gouvernement ont souligné que les mines ne seraient pas déployées en temps de paix et qu’Helsinki continuerait à œuvrer pour réduire l’impact humanitaire des mines terrestres au niveau international.

Il s’agit notamment d’aider l’Ukraine à retirer les mines de son territoire.

Pour officialiser son retrait de la Convention d’Ottawa, la Finlande soumettra une proposition officielle par l’intermédiaire de son ministère des Affaires étrangères.

Le retrait sera finalisé six mois après que le secrétaire général des Nations unies aura reçu cette notification.

La Finlande a indiqué que ses principaux alliés avaient déjà été informés de sa décision.

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