Le Nunavut entre en période électorale territoriale

Les Nunavummiut se rendront aux urnes le 27 octobre pour élire la personne qui les représentera dans chacune des 22 circonscriptions du territoire.
Les électeurs seront appelés à choisir les députés de la septième Assemblée législative du Nunavut, quatre ans après les dernières élections territoriales.
N’importe qui peut déposer une déclaration de candidature pour se présenter, explique Kiran Situt, directeur général à Élections Nunavut nommé par les politiciens territoriaux en octobre 2024.
Sept jours avant les élections, les Nunavummiut auront aussi accès à un bureau de scrutin mobile.

Il faut avertir le directeur de scrutin local pour qu’il se déplace à la résidence d’une personne qui serait à mobilité réduite, par exemple, rappelle M. Situt.
Des changements à garder en tête
Nouveauté cette année : les Nunavummiut qui ne sont pas au Nunavut lors des élections pour des raisons médicales ou parce qu’ils sont aux études auront le droit de voter.
Ils pourront demander un bulletin de vote spécial, rapporte le directeur général. Cette décision a été adoptée par l’Assemblée législative.
Et bien que le taux de participation soit en déclin depuis les dernières élections territoriales, Kiran Situt affirme qu’il n’est pas de la responsabilité d’Élections Nunavut d’assurer un meilleur taux de participation.
De plus, des limites ont changé dans huit circonscriptions situées à Arviat, Igloolik et Iqaluit (Iqaluit-Manirajak, Iqaluit-Niaqunnguu, Iqaluit-Sinaa et Iqaluit-Tasiluk), indique le directeur général. Les électeurs doivent s’assurer de se présenter dans la bonne circonscription électorale. [En cas de doute], la nouvelle carte électorale est en ligne, soutient M. Situt.
Il rappelle par ailleurs que les électeurs devraient recevoir l’information par la poste.
Crises, démissions et Ottawa
Mercredi, le premier ministre sortant, P.J. Ageeagok, qui avait annoncé en juillet qu’il ne se représenterait pas, en a profité pour faire le bilan de ses quatre dernières années.

Dans un rapport du travail qu’il a accompli, le sens de la collaboration a été essentiel.
Les quatre dernières années ont été marquées par la suite de la coordination de la pandémie, des crises de suicides dans plusieurs communautés, la protection de l’inuktitut et la signature de la dévolution que devra gérer le prochain gouvernement, puisque le transfert des responsabilités d’Ottawa au Nunavut se fera officiellement le 1er avril 2027.
La crise du logement a été au cœur des préoccupations du gouvernement sortant.
Le plan Nunavut 3000, qui consiste à construire 3000 logements entre 2022 et 2030, est l’une des politiques principales de l’administration sortante.
Or, seule la construction de 855 nouveaux logements a été entamée dans tout le territoire, selon des données fournies par la Société d’habitation du Nunavut à Radio-Canada au mois d’avril.
Le Bureau de la vérificatrice générale a aussi montré du doigt d’importantes défaillances dans l’attribution de logements sociaux au Nunavut.
La question de la sécurité et de la souveraineté de l’Arctique sera aussi au cœur des discussions du prochain gouvernement, comme le gouvernement sortant a travaillé sur la question.
De nombreuses démissions ont aussi ponctué le mandat du premier ministre Akeeagok.
C’est le cas de la députée de la circonscription de Tununiq, qui inclut Pond Inlet, Karen Nutarak, pour des raisons personnelles et familiales, de la députée d’Aggu, Joanna Quassa, de Daniel Qavvik, Joelie Kaernerk, Craig Simailak et Adam Arreak Lightstone.
Des députés se représentent, d’autres pas
Lors de la dernière séance de l’Assemblée législative, le député d’Arviat Sud, Joe Savikataaq, a souligné que 12 années peuvent être longues, mais ont aussi paru courtes. M. Savikataaq a aussi été premier ministre du territoire de 2018 à 2021.
Le ministre des Finances et député de Rankin Inlet Sud, Lorne Kusugak, a dit qu’il ne se représentait pas, après trois mandats, tout comme le président de l’Assemblée, Tony Akoak, de la circonscription de Gjoa Haven.
Il est possible de s’inscrire sur la liste électorale le jour même du scrutin en remplissant un formulaire en ligne ou en l’envoyant par la poste.
À lire aussi :
