Une marche pour Gaza prévue à Yellowknife suscite des critiques

Une personne tient des mocassins.
La Journée nationale de la vérité et de la réconciliation vise à reconnaître notamment les traumatismes historiques liés aux pensionnats pour Autochtones au pays. (Photo d’archives : La Presse canadienne/Sean Kilpatrick)

Une marche en solidarité aux résidents de Gaza, prévue à Yellowknife lors de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, attire certaines critiques, dont celle de faire de l’ombre à la cause autochtone.

La marche est prévue le 30 septembre, de l’aréna communautaire de Yellowknife jusqu’au parc Somba K’e, où une vigile doit avoir lieu.

Tout le monde est le bienvenu pour se rassembler dans le deuil, la colère et la reconnaissance et pour marcher en signe de protestation contre le massacre et la famine des enfants de Gaza, a écrit l’organisatrice de l’événement, Kaitlyn Whitekeye, sur sa page Facebook.

Dans une déclaration envoyée à CBC/Radio-Canada, cette dernière soutient que cette marche souhaite aussi inclure la reconnaissance du « génocide culturel » des Autochtones au Canada et dans le monde.

Chaque enfant compte, partout, a-t-elle déclaré.

Cette inclusion de la cause palestinienne, le 30 septembre, suscite son lot de critiques dans la région, notamment de la part de la conseillère municipale de Yellowknife, Stacie Arden-Smith.

Ils ont le choix parmi 364 jours par an pour organiser une marche spécialement pour les enfants de Gaza. Mais cette journée est très importante pour les peuples autochtones. Elle évoque notre histoire, nos enfants et nos luttes, a-t-elle déclaré.

« Cela enlève tout son sens au 30 septembre », ajoute Stacie Arden-Smith, conseillère municipale de Yellowknife.

Même son de cloche du côté de l’Association des femmes autochtones des Territoires du Nord-Ouest.

Sa présidente, Brenda Gauthier, souligne que même si les intentions peuvent être bonnes, un événement qui détourne l’attention de l’histoire des Autochtones est « blessant et irrespectueux ».

Retirer une journée pour laquelle les peuples autochtones ont travaillé si dur, une journée de vérité et de réconciliation consacrée à la reconnaissance de tous les traumatismes et de tout ce qui s’est passé dans les pensionnats… Retirer l’intention d’une journée où ils ont finalement pu reconnaître ce qui est arrivé aux générations passées est très triste, a-t-elle conclu.

Avec les informations de Tamara Merritt

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