Les plaques d’immatriculation en forme d’ours polaire des T.N.-O : mythiques depuis 1970

Les plaques en forme d’ours continuent d’attirer l’attention même plus de 50 ans après leur introduction.
(Radio-Canada / Sidney Cohen)

« Iconique », « unique », « le Saint-Graal » : les plaques d’immatriculation des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, taillées en forme d’ours polaire, fascinent les collectionneurs depuis son introduction en 1970.

Steven Silver, un collectionneur de 67 ans de Kingston, en Ontario, se souvient encore de la première fois qu’il en a aperçu une, à l’âge de 12 ans.

«J’ai laissé ma mère derrière et j’ai couru […] pour rattraper ce truc », raconte-t-il. 

« Cette chose dépassait les rêves les plus fous d’un collectionneur », ajoute Steven Silver.

Déterminé à en obtenir une, une tâche difficile avant l’arrivée d’internet, il réussit finalement à acheter une plaque usagée auprès du gouvernement.

« C’est probablement resté l’une de mes possessions les plus précieuses pendant longtemps. C’était en quelque sorte le Saint-Graal des plaques d’immatriculation », explique Steven Silver.

Un autre collectionneur passionné, Sam Bova, accumule ces plaques depuis une trentaine d’années. Sa collection dépasse maintenant 1300 plaques des T.N.-O. et du Nunavut.

« J’ai eu ma première plaque, et ensuite, comme la plupart des collectionneurs vous le diront, la dépendance s’installe », souligne Sam Bova.

Selon lui, une plaque moderne des T.N.-O. vaut environ 30 $, mais les plaques les plus rares peuvent se vendre près de 1000 $.

L’histoire de la plaque

Lancée en janvier 1970 pour souligner le centenaire du territoire, l’idée de la plaque en forme d’ours polaire a été attribuée au commissaire de l’époque, Stuart Hodgson.

Dans une archive du média News of the North, il expliquait vouloir harmoniser la plaque avec le logo gouvernemental de l’ours polaire, conçu quelques années plus tôt.

« Il voulait attirer l’attention sur les Territoires du Nord-Ouest. Une façon de le faire était le symbole de l’ours polaire et la plaque d’immatriculation, explique son ancien collègue », Jakes Ootes.

Lorsque les T.N.-O. se sont scindés avec la création du Nunavut en 1999, une certaine concurrence s’est installée pour savoir qui conserverait la plaque d’ours polaire.

Les droits d’auteur de la plaque sont restés aux T.N.-O., mais les deux territoires ont fini par conserver le design.

En 2012, le Nunavut est passé à une plaque rectangulaire présentant une image multicolore d’un ours polaire sous des aurores boréales.

Plus tôt cette année, le territoire a dévoilé le retour de la fameuse plaque d’immatriculation en forme d’ours polaire. L’ours regarde toutefois vers la gauche, contrairement à celui des T.N.-O., qui regarde vers la droite.

Un succès instantané

Dès son introduction en 1970, la plaque a connu un grand succès auprès des collectionneurs.

Il y a quelques années, l’Association des collectionneurs de plaques d’immatriculation automobile l’a désignée rétroactivement « plaque de l’année 1970. »

En 2019, l’association lui a même consacré une édition spéciale de son magazine, où l’auteur Eric Tanner la décrit comme le design de plaque d’immatriculation le plus iconique au monde.

Le créateur de contenus sur TikTok et YouTube, spécialisé dans la collection de plaques, Ethan Craft, constate lui aussi la fascination générale autour de cette plaque.

« C’est l’une de ces plaques qui éveille toujours la curiosité chez les gens », explique-t-il.

Selon lui, sa singularité explique son attrait durable.

« Quand on pense aux plaques d’immatriculation dans le monde entier, elles diffèrent, mais elles sont toutes carrées ou rectangulaires. Il n’y a vraiment aucune autre plaque sur terre, à quelques exceptions près, qui soit aussi unique que celle des ours polaires », explique Ethan Craft.

Selon lui, c’est la raison pour laquelle les plaques des T.N.-O. restent parmi les plus convoitées au monde.

« Peu importe l’étendue de votre collection, pratiquement chaque collection de plaques d’immatriculation sur la planète contient un ours polaire », ajoute-t-il.

Avec les informations de Sarah Krymalowski

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