Groenland : le premier ministre dit ignorer le contenu de l’accord Trump-Rutte

Jens-Frederik Nielsen, s'adresse à des députés européens lors d'une séance officielle.
Le chef du gouvernement du Groenland, Jens-Frederik Nielsen (Photo d’archives : AFP via Getty images/Frederick Florin)

Le premier ministre groenlandais, Jens-Frederik Nielsen, a dit jeudi ignorer ce qu’ont conclu Donald Trump et le chef de l’OTAN dans le cadre du projet d’accord portant sur l’avenir du Groenland, âprement convoité par le président américain.

« Personne d’autre que le Groenland et le Danemark n’est habilité à conclure des accords sur l’île et le Royaume du Danemark », a dit M. Nielsen au cours d’une conférence de presse à Nuuk, la capitale groenlandaise.

La souveraineté et l’intégrité territoriale du Groenland « sont notre ligne rouge », a-t-il souligné.

Des discussions mercredi à Davos entre Donald Trump et le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, ont permis, selon le président américain, de déboucher sur un « cadre d’accord » au sujet de ce territoire autonome danois.

Peu de détails sur le compromis sont pour l’instant connus, mais Donald Trump a assuré à des journalistes que les États-Unis avaient obtenu « tout ce qu’ils voulaient » et « pour toujours ».

« Je ne sais pas ce que contient exactement l’accord concernant mon pays », a lancé M. Nielsen.

Selon une source proche des discussions entre MM. Trump et Rutte, les États-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland.

L’idée de placer sous la souveraineté des États-Unis les bases américaines dans cette île n’a pas été abordée, a dit cette source à l’AFP.

Le Groenland veut poursuivre « un dialogue pacifique » sur son avenir, mais dans le respect de son « droit à l’autodétermination », a affirmé M. Nielsen.

Pendant une visite la semaine dernière, à la Maison-Blanche, les ministres danois et groenlandais des Affaires étrangères ont convenu avec les responsables américains de mettre en place un groupe de travail.

Mercredi, à Davos, Donald Trump a exclu pour la première fois d’utiliser la force pour mettre la main sur le Groenland. Il a toutefois exigé des « négociations immédiates » sur son acquisition.

« Je suis heureux qu’il ait dit ce qu’il a dit hier », a souligné le premier ministre groenlandais. « Jusqu’à hier, nous ne pouvions rien exclure. »

Alors que l’immense majorité des 57 000 Groenlandais aspire à l’indépendance, M. Nielsen a répété faire le choix du Danemark, de l’Union européenne et de l’OTAN.

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