PwC s’excuse pour un rejet interdit à la mine Ekati et accepte de nouvelles règles

La mine Ekati, située au nord-est de Yellowknife, exploitait le diamant depuis 1998 jusqu’à sa fermeture en 2026.
Photo : Burgundy Diamond Mines

PricewaterhouseCoopers (PwC) et l’Office des terres et des eaux du Wek’èezhı̀i se sont entendus après un déversement interdit à la mine Ekati aux Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.). Le séquestre de la mine était accusé d’avoir rejeté sans autorisation des déchets d’émulsion, un liquide couramment utilisé pour les explosifs. Sa licence environnementale menaçait d’être suspendue.

L’incident s’est déroulé le mois dernier, lorsque PwC a déversé 32 000 kilogrammes (70 500 livres) d’émulsion dans les résidus miniers et dans l’usine de traitement des eaux de Long Lake.

L’Office avait alors menacé de suspendre le permis d’utilisation des eaux de l’entreprise, mais cette dernière avait assuré à l’Office qu’un inspecteur gouvernemental avait autorisé la procédure.

Après avoir pris connaissance de son erreur, PwC a déploré une « lacune regrettable dans le contrôle opérationnel » et indiqué qu’il n’y avait pas de « mépris délibéré » de la part de ses équipes.

Trois jours après l’événement, PwC, le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (GTNO) et l’Office des terres et des eaux du Wek’ èezhı̀i se rencontraient pour faire le point. À la suite de cette rencontre, le ministre ténois de l’Environnement et du Changement climatique, Jay Macdonald, a écrit à l’office environnemental.

Il affirmait que le territoire n’a pas donné d’autorisation pour ce déversement, mais que les mesures prises par PwC ont été « appropriées » et qu’il continue d’avoir « entièrement confiance » en la firme et en la poursuite de son travail à la mine Ekati.

Finalement, de nouvelles règles ont été proposées au gouvernement pour qu’un tel scénario soit évité dans le futur.

Parmi elles : l’obtention d’une autorisation écrite obligatoire pour toutes les activités aquifères, une personne contact unique sur site, davantage de personnel environnemental et une exigence d’approbation préalable pour toute procédure en dehors des plans déjà existants.

Par courriel, PwC dit avoir pris connaissance de ces mesures et les avoir acceptées.

« Nous sommes impatients de travailler en collaboration avec tout le monde alors que nous avançons dans la remise en état et la fermeture de la mine. »

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