Deux Yukonnais sur les quatre Canadiens exposés à l’hantavirus à bord du MV Hondius

Un texte de Chloé Dioré de Perigny
Un couple de septuagénaires du Yukon se trouve parmi les quatre passagers canadiens exposés à l’hantavirus à bord du MV Hondius, un navire de croisière. Ils ont été rapatriés à Victoria pour être placés en isolement.
En conférence de presse lundi, la médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry, a donné l’origine des quatre Canadiens arrivés dimanche soir, précisant qu’ils ne présentent aucun symptôme et qu’ils sont en isolement dans la Régie de santé de l’île de Vancouver.
Deux d’entre eux sont un couple de septuagénaires qui vivent au Yukon. L’une est une septuagénaire qui réside dans la régie de santé de l’île de Vancouver, et l’autre est de la Colombie-Britannique, est dans la cinquantaine et vit à l’étranger, a-t-elle indiqué.
« On travaille étroitement avec le Yukon, qui craignait de n’avoir ni les moyens de réaliser des tests ni les infrastructures nécessaires pour prendre en charge une personne susceptible de développer les symptômes graves qu’on a observés », a-t-elle ajouté.

Isolement prolongé
Les quatre passagers resteront en isolement sans contact pendant au moins 21 jours, la période considérée comme étant à haut risque de développement des symptômes, à compter de leur arrivée au pays dimanche. « Ils seront toutefois suivis quotidiennement pendant 42 jours, soit la durée d’incubation connue d’environ six semaines », a dit la responsable de la santé publique.
Aucun d’eux n’est entré en contact avec des particuliers depuis leur arrivée et les travailleurs de la santé portaient, de leur côté, des équipements de protection personnelle en tout temps, a assuré la Dre Henry.
La médecin hygiéniste s’est voulue rassurante au sujet de la transmission du virus et du risque de pandémie.
L’hantavirus est une maladie très différente qui ne se transmet pas de la même manière que le coronavirus, la grippe, la rougeole ou d’autres maladies […]. Il n’est pas très contagieux. Il ne s’agit pas d’une maladie que l’on qualifierait de susceptible de provoquer une pandémie. C’est toutefois une maladie très grave et importante qu’il nous faut comprendre.
La Dre Bonnie Henry a précisé que la COVID-19 était un virus qui infectait d’abord les voies respiratoires supérieures, provoquait des sécrétions qui pouvaient se propager par voie aérienne lorsqu’une personne infectée parlait ou éternuait. Ces particules peuvent rester en suspension dans l’air pendant un certain temps et infecter des personnes sans qu’elles aient été en contact direct.
Dans le cas de l’hantavirus, seuls les contacts proches et sur une longue période des personnes atteintes ont été infectés, précise la médecin hygiéniste en chef de la province.
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