UDe nombreuses vies sont fauchées au Canada à cause des opioïdes. Au Québec, le gouvernement vient de lancer un programme destiné à gérer ce problème. © Radio-Canada
Photo Credit: iStock

Lutte contre les opioïdes et les dépendances : Québec sort l’artillerie lourde

Share

Le gouvernement du Québec se dote d’une stratégie nationale de prévention des surdoses d’opioïdes. Plus globalement, il veut s’attaquer à plusieurs dépendances dans un plan de 35 millions de dollars qui va aller de 2018 à 2028.

Deux ministres du gouvernement du Québec, Lucie Charlebois, responsable notamment de la Protection de la jeunesse et des saines habitudes de vie, et Gaétan Barrette, titulaire du portefeuille de la Santé et des Services sociaux, ont dévoilé mercredi deux initiatives complémentaires pour la lutte contre les dépendances.

La première, le Plan d’action interministériel en dépendance (PAID) 2018-2028, vise, comme son titre l’indique, à « prévenir, réduire et traiter les conséquences associées à la consommation de substances psychoactives, à la pratique de jeux de hasard et d’argent et à l’utilisation d’Internet ».

Tir groupé sur plusieurs cibles

Concrètement, le PAID va s’attaquer à plusieurs cibles en même temps. Il va agir sur le développement des capacités des individus, sur les soins et services à leur offrir, sur la bonification des connaissances sur les opioïdes ainsi que sur le développement des compétences cliniques.

La ministre déléguée à la Réadaptation et à la Santé publique du Québec Lucie Charlebois et le ministre de la Santé Gaétan Barrette ont présenté le Plan d'action interministériel en dépendance mercredi.
La ministre déléguée à la Réadaptation et à la Santé publique du Québec Lucie Charlebois et le ministre de la Santé Gaétan Barrette ont présenté le Plan d’action interministériel en dépendance mercredi. © ICI Radio-Canada

Le programme s’emploiera également à rejoindre son public cible dans son milieu, à faciliter son cheminement dans les méandres des soins et services dont il a besoin. Le PAID, selon un communiqué interministériel, offrira des solutions adaptées, flexibles et variées aux populations les plus exposées aux conséquences néfastes des substances psychoactives. Les femmes enceintes, les mères et les pères de jeunes enfants, les jeunes et les jeunes adultes sont au nombre de ces populations vulnérables.

Selon Mme Charlebois, le plan d’action repose à la fois sur les plus récentes connaissances et sur des actions qui ont fait leurs preuves en matière de prévention et de traitement des problèmes de consommation et de dépendance aux substances psychoactives.

La seconde initiative de Québec est la Stratégie nationale 2018‑2020 pour prévenir les surdoses d’opioïdes et y répondre. C’est en quelque sorte, le prolongement du PAID.

Le téléphone intelligent n’est jamais bien loin de l’oreiller.
Plusieurs dépendances dont celle liée aux jeux du hasard et à la cyberdépendance font partie des problèmes visés par Québec. © iStock

15 millions pour les opioïdes

Sur les 35 millions de dollars débloqués par Québec pour prévenir, réduire et traiter les conséquences associées à la consommation de substances psychoactives, 15 millions de dollars seront consacrés à la mise en œuvre des activités de la Stratégie sur une période de 3 ans. Vont s’y ajouter 8 millions provenant du PAID pour les traitements de la dépendance aux opioïdes.

Certes, comparé aux autres provinces canadiennes, le Québec a été relativement épargné par la crise des opioïdes. On a dénombré 138 décès accidentels apparemment liés à la consommation d’opioïdes en 2016. À titre de comparaison, la même année, on comptait 974 décès en Colombie-Britannique, 726 en Ontario et 548 en Alberta. Malgré tout, les clignotants sont à l’orange au Québec et justifient une mobilisation des autorités.

Pour le ministre Barrette, grâce à cette stratégie pour prévenir et répondre aux surdoses d’opioïdes, Québec souhaite agir auprès des personnes les plus vulnérables de la société, notamment en soutenant davantage les organismes communautaires, en élargissant l’approvisionnement en naloxone et en consolidant le traitement des dépendances liées aux opioïdes.

Lire aussi :

La consommation d’opioïdes est un problème de santé et non pas un crime

40 % plus de morts dues aux opioïdes en Alberta

Opioïdes : l’Ontario fonce vers l’état d’urgence et le Québec va suivre

Share
Catégories : Politique, Santé, Société
Mots-clés : , , , ,

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la Nétiquette.

Nétiquette
Quand vous vous exprimez dans le cadre d’une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu’un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d’accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c’est bien là l’intérêt des tribunes! La nétiquette est l’ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d’intervenir dans une tribune, il est important d’en prendre connaissance. Sinon, on risque l’expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s’inscrire, les utilisateurs sont tenus d’indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s’afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s’il existe un doute quant à l’identité de son auteur.
  2. L’usurpation de l’identité d’autrui dans l’intention d’induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d’expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l’âge, l’origine ethnique, la religion, le sexe ou l’orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l’origine ethnique, l’appartenance à une religion ou à un groupe d’âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l’agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l’exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d’un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d’injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L’échange d’arguments et de vues contradictoires est un élément clé d’un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d’un dialogue ou d’une discussion privée entre deux participants qui s’interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L’usage d’autres langues, à l’exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L’envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L’insertion d’images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L’inclusion d’hyperliens vers d’autres sites est permise, à condition qu’ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n’est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d’un texte d’autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d’Internet.
  18. Radio Canada International  n’est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*