Changer le comportement des usagers des appareils électronique n'est pas facile. Mais on peut y parvenir, selon les experts. Photo : Radio-Canada

Des enfants d’à peine huit ans partagent des photos de nus en ligne selon la GRC

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Le Groupe de lutte contre l’exploitation des enfants sur Internet de la GRC révèle que le «sexting» ou le sextage en français est une réalité même entre enfant en bas âges au pays et le service de police national met en garde les parents d’être plus attentif aux comportement en ligne de leurs enfants.

La GRC affirme que les parents et les tuteurs devraient savoir quels sites les enfants visitent, surveiller régulièrement leurs appareils et discuter avec eux des comportements appropriés en ligne.

Rappelons qu’au Canada, il est totalement prohibé d’échanger des images intimes d’un jeune de moins de 18 ans. En le faisant, les personnes, jeunes ou adultes contreviennent à plusieurs lois provinciales et nationales sur la pornographie juvénile. Les contrevenants risquent de 1 à 14 ans de prison.

“Malheureusement, il est de plus en plus courant pour les jeunes, même les enfants, de partager des photos et des vidéos d’exploitation d’eux-mêmes en ligne, et une fois qu’ils sont en ligne, ils ne peuvent pas toujours les retirer”, indique la sergeante Chantal Farrah de la GRC.

Chantal Farrah de la GRC – Photo : Canadian Press

Des cas d’inconduites potentiellement très risquées

Selon la GRC, des enfants du Nouveau-Brunswick notamment, âgés de 8 à 12 ans, ont partagé volontairement entre-eux dans quatre cas des photos ou des vidéos de nus sur des sites Web gratuits non précisés au cours des derniers mois.

De déclarer le sergeante Chantal Farrah : «Dans ces quatre cas, il n’y avait pas de contrevenants (qui demandaient des photos). La sécurité de tous les enfants a été confirmée, a-t-elle dit, et la police a parlé à leurs familles.

“Beaucoup de jeunes ne réalisent pas non plus que le partage public d’images ou de vidéos à caractère sexuel d’une personne de moins de 18 ans est une infraction de pornographie juvénile.”

Le partage non consensuel d’images intimes est en augmentation

La Centrale canadienne de signalement de cas d’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet note aussi une hausse de 40 % des signalements concernant des jeunes ciblés par des tactiques de sextorsion en 2018 au pays.

La Centrale appelle les jeunes eux-mêmes à faire partie de la solution, en évitant de publier des contenus à caractère sexuel d’eux-mêmes.

À découvrir : Ces jeunes canadiens branchés et accros de la porno...

Un adolescent sur Internet. Un coup de sonde effectué par la firme HabiloMédias auprès de milliers de jeunes élèves canadiens à travers le pays révèle une “tendance inquiétante” pour les éducateurs.
Photo Credit: iStock

RCI avec La Presse canadienne et la contribution de Radio-Canada

En complément

Les sextos et les adolescents : une pratique répandue – RCI 

La sécurité publique du Québec en croisade contre le partage de la pornographie juvénile – RCI 

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Catégories : Internet et technologies, Société
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