Groupe d’étudiants étrangers au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue © Ici Radio-Canada / Vanessa Limage

Retombées économiques majeures : le Canada veut attirer encore plus d’étudiants étrangers

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Le récent budget fédéral du mois a annoncé un financement de près de 148 millions sur cinq ans pour l’éducation internationale, dont une partie sera consacrée aux efforts déployés pour attirer davantage d’étudiants étrangers au Canada.

Une classe avec des étudiants internationaux
Crédit photo : Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard

Ils sont déjà 10 % de tous les étudiants dans nos universités. Voilà que le Canada prévoit donc attirer encore plus d’étudiants internationaux en renforçant sa présence à l’étranger afin de promouvoir la diversité des salles de classe et d’accroître les retombées économiques qui atteignent déjà des milliards de dollars par année.

Au-delà des répercussions économiques, les étudiants étrangers établissent souvent des liens importants avec le Canada depuis des décennies, croit le ministre du Commerce international, Jim Carr.

« Les étudiants internationaux apportent une valeur ajoutée à nos collectivités. Ils font l’expérience des bonnes institutions canadiennes et se font une idée de ce que nous sommes en tant que Canadiens », a souligné M. Carr.

Une impression de déjà vu

© IS/Radio-Canada

Il y a cinq ans, le gouvernement canadien conservateur de Stephen Harper avait exprimé un souhait identique afin de doubler le nombre d’étudiants étrangers au pays d’ici 2022, car il y voyait notamment une importante source de revenus pour les universités qui peuvent leur imposer des frais de scolarité substantiellement plus élevés.

De fait, selon une analyse fédérale, les retombées économiques des étudiants étrangers ont presque doublé de 2010 à 2016 pour atteindre un total de 15,5 milliards.

Cela va des frais de scolarité au loyer et à la facture d’épicerie.

Pour mettre cela en perspective, l’analyse indique que les étudiants étrangers ont soutenu près de 170 000 emplois au Canada en 2016 et ont eu des impacts économiques plus importants que l’ensemble des exportations canadiennes de pièces automobiles, d’avions et de bois d’oeuvre.

Non seulement le politique voit-il dans ces étudiants étrangers une véritable mine d’or en retombées économiques immédiates, mais aussi en gains à long terme puisqu’un certain pourcentage de ces étudiants s’installe de façon permanente au Canada après leurs études.

Ce que disent les statistiques
Le Canada demeure un endroit attrayant pour étudier depuis des années. En 2000, les données fédérales indiquaient qu’il y avait 122 665 permis d’études en cours de validité au Canada, un chiffre qui a atteint 572 415 l’année dernière, ce qui représente une augmentation de 467 %.
En 2012 par exemple, parmi les 10 provinces canadiennes, c’est l’Ontario, et de loin, qui a accueilli le plus grand nombre d’étudiants étrangers, 42 %, suivi de la Colombie-Britannique, 25%.
Le Québec, la deuxième province du pays n’est que troisième au classement. Le problème particulier pour les institutions d’enseignement francophones au Canada est celui de la langue. Le bassin potentiel d’étudiants étrangers parlant anglais est tout simplement plus grand dans le monde que le bassin francophone.

Une séance d’accueil d’étudiants étrangers au Québec
Crédit photo : Radio-Canada / Martin Thibault

De nouvelles initiatives de recrutements

Paul Davidson, président-directeur général d’Universités Canada.

Selon le président d’Universités Canada, Paul Davidson, des représentants d’établissements d’études supérieures et du gouvernement fédéral préparent une stratégie afin d’élargir les campagnes de promotion dans d’autres régions du monde.

Il s’attend à ce que le Canada se présente comme une destination de choix pour des étudiants vivant dans des pays à l’économie émergente ou des secteurs comptant beaucoup de jeunes comme la Colombie et diverses régions de l’Afrique.

« Nous examinons les régions du monde où la demande de l’enseignement supérieur dans la classe moyenne est croissante, où le Canada a des liens et des relations », a souligné M. Davidson, dont l’organisation représente 96 établissements, dont 19 au Québec.

La grande majorité des étudiants étrangers viennent d’Inde et de Chine, tandis que des pays en pleine croissance, comme le Vietnam, ont connu une forte augmentation ces dernières années.

LISEZ AUSSI : Doubler d’ici 2022 le nombre d’étudiants étrangers au Canada?

Des étudiants étrangers débarquent à Sept-Îles au Québec. Crédit photo : Radio-Canada

RCI avec La Presse canadienne et la contribution de Radio-Canada

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Catégories : Économie, International, Politique
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