Quelques excuses officielles canadiennes dans l’Histoire (Photo: iStock)

Quelques excuses officielles canadiennes dans l’Histoire

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Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, est sans doute celui qui, dans le cadre de ses fonctions de chef de gouvernement canadien, a le plus présenté d’excuses officielles de la part du pays envers des personnes ou des groupes qui ont été maltraités au fil de l’histoire.

Les plus récentes excuses présentées au nom du Canada par M. Trudeau l’ont été envers le chef Poundmaker en Saskatchewan. Vous retrouverez plus de détails au sujet de la vie de ce chef cri, dont le nom était en fait Pitikwahanapiwiyin, en complément d’article.

22 septembre 1988

Des Japonais internés au Canada lors de la Deuxième Guerre mondiale (Bibliothèques et Archives Canada)

Lors d’une allocution officielle à la Chambre des communes ce jour-là, le premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney s’était excusé auprès de tous les Canadiens d’origine japonaise et de leurs descendants pour la maltraitance et l’internement forcé subi lors de la Seconde Guerre mondiale.

Camp d’internement pour Japonais à Lemon Creek en Colombie-Britannique (Bibliothèques et Archives Canada)

4 novembre 1990

Camp d’internement pour Italiens au Cap-Breton (Archives Radio-Canada)

Cette fois, le premier ministre Mulroney offrait des excuses officielles du Canada aux Italo-Canadiens qui en 1940 avaient été désignés « ennemis étrangers ». Le Canada était à l’époque en guerre contre les forces de l’Axe (Japon, Allemagne, Italie). Les Canadiens d’origine italienne qui avaient été touchés par cette désignation ont aussi été internés à des fins préventives, disait-on alors.

11 décembre 2001

Le ministre des Anciens Combattants, Ron Duhamel, présente des excuses officielles à la Chambre des communes aux familles de 23 militaires canadiens exécutés lors de la Première Guerre mondiale. Leurs noms ont été ajoutés au Livre du Souvenir canadien de la Première Guerre mondiale.

Livre du Souvenir de la Première Guerre mondiale (Anciens Combattants Canada)

22 juin 2006

Certificat de la taxe d’entrée pour Chinois (gouvernement du Canada/Bibliothèques et Archives)

Le premier ministre conservateur Stephen Harper, dans une allocution aux Communes, a présenté des excuses officielles à la communauté chinoise du Canada en raison de la « taxe d’entrée (Head Tax) » imposée aux immigrants chinois entre 1885 et 1923.

9 mai 2008

Le gouvernement fédéral annonce la création d’un fond pour l’éducation de 10 millions de dollars afin de reconnaître l’internement de Canadiens d’origine ukrainienne durant le premier conflit mondial. Par contre, il n’y a pas eu d’excuses officielles.

11 juin 2008

Excuses officielles présentées à la Chambre des communes par le premier ministre Stephen Harper aux enfants autochtones et à leurs descendants qui ont connu les affres du système des écoles résidentielles. Plus de 150 000 enfants autochtones, métis et inuits ont connu ces heures noires de 1840 à 1996.

3 août 2008

Passagers à bord du navire à vapeur Komagata Maru en 1914 (James Luke Quincy /City of Vancouver Archives)

Alors qu’il était en Colombie-Britannique, le premier ministre Harper a présenté des excuses non officielles dans le dossier du Komagata Maru, un navire bondé de migrants d’origine indienne. Le navire a été interdit d’accostage en 1914.

18 mai 2016 

Le premier ministre Justin Trudeau corrige la chose et présente des excuses officielles à la Chambre des communes.

24 novembre 2017

Pensionnat autochtone à Terre-Neuve-et-Labrador (Radio-Canada)

Toujours dans le dossier des écoles résidentielles pour enfants autochtones, cette fois à Terre-Neuve-et-Labrador – qui ne faisait pas officiellement partie du Canada alors – le premier ministre Trudeau, en déplacement à Goose Bay, a réitéré les excuses officielles canadiennes dans ce dossier, ajoutant que tous les Canadiens devaient connaître ces pans sombres de l’histoire du pays.

2 novembre 2018

Dossier autochtone encore une fois, le premier ministre Trudeau a présenté des excuses officielles à six chefs Tsilhqot’in en les graciant de leurs condamnations. Il y a 150 ans, des officiers coloniaux les invitaient à participer à des négociations de paix. Ils ont plutôt été arrêtés, traînés en justice pour un semblant de procès et pendus. Le premier ministre a dit qu’il s’agissait là d’une injustice flagrante et d’un déni de confiance.

7 novembre 2018

Photo prise en 1939 à bord du MS Saint Louis. On y voit des Juifs d’origine allemande qui tentaient de fuir l’Holocauste. (Presse canadienne)

Aux Communes, Justin Trudeau présente des excuses officielles à plus de 900 Juifs allemands fuyant l’Allemagne nazie qui demandaient l’asile au Canada. Au moins 254 d’entre eux, revenus en Allemagne, sont morts dans des camps de concentration. Cela aurait pu être évité, a ajouté le premier ministre.

28 novembre 2017

Le premier ministre Justin Trudeau présente des excuses officielles aux Canadiens – plusieurs milliers – qui ont été emprisonnés, exclus du marché du travail ou remerciés d’un emploi et harcelés, jusque dans les années 1990, en raison de leur orientation sexuelle.

Rappelons que les Forces canadienne et la GRC en tant qu’organisations fédérales ont un passé très lors en matière de discrimination envers les personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles, transgenres ou queers (LGBTQ).

Pierre Elliott Trudeau, le père de Justin, avait décriminalisé l’homosexualité en 1969, mais la discrimination contre les gais a néanmoins longtemps persisté dans l’ensemble de la fonction publique et des forces de l’ordre au pays.


8 mars 2019

Un enfant inuit ayant des symptômes de tuberculose en janvier 1946. Le surpeuplement dans les habitations et la malnutrition augmentaient les risques de contracter cette maladie. Photo : Bibliothèque nationale

Le premier ministre Trudeau a présenté des excuses aux Inuits pour la façon dont le pays s’est occupé de la tuberculose qui faisait rage dans les communautés nordiques au milieu du XXe siècle.

23 mai 2019

Exonération complète présentée au chef Poundmaker en Saskatchewan, dans la communauté qui porte son nom, la nation crie Poundmaker (Poundmaker Cree Nation) en ajoutant du même souffle des excuses pour l’injuste condamnation de trahison il y a plus de 130 ans.

PC, R.-C., Espaces autochtones, Encyclopédie canadienne

Plus :

« Entendre l’histoire du point de vue des Premières Nations » : déclaration d’innocence du chef Poundmaker (Radio-Canada/ Espaces autochtones)

Poundmaker (Encyclopédie canadienne)

Tuberculose : des excuses officielles pour les mauvais traitements infligés aux Inuits (RCI)

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Catégories : Autochtones, Histoire, Immigration et Réfugiés
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