Un cachalot en captivité Photo Credit: IS / iStock

Le Canada interdit la captivité des baleines, dauphins et marsouins, mais il y aura des exceptions

Share

Bientôt, les seuls dauphins ou baleines que les Canadiens et les touristes pourront admirer seront ces mammifères marins qui se trouvent au large de nos côtes atlantique et pacifique, car il est désormais interdit de garder en captivité des baleines et des dauphins au Canada, en vertu d’une loi adoptée lundi et qui devrait recevoir la sanction royale sous peu.

Le bélugas Aurora et une membre de l’équipe de l’aquarium de Vancouver en décembre 2014 Photo : Aquarium de Vancouver / Neil Fisher

La loi modifie également le Code criminel en créant de nouvelles infractions de cruauté envers les animaux liées à la captivité des cétacés. Leur élevage est également dorénavant interdit. Des amendes pouvant atteindre 200 000 $ pourront être imposées aux contrevenants.

Seulement deux établissements, l’aquarium de Vancouver sur la côte ouest du pays et le parc aquatique Marineland en Ontario qui possède des dauphins ou des baleines en captivité pourront conserver ces animaux jusqu’à leur mort et bénéficieront pour l’instant d’une clause de droits acquis.

Béluga de Marineland – Photo : YouTube

Si la loi interdit la capture de cétacés sauvages, elle permet tout de même que l’on retire une baleine, un dauphin ou un marsouin de son environnement naturel dans le cadre d’opération de sauvetage, notamment.

Bien que la loi proscrive aussi l’importation et l’exportation de cétacés, elle prévoit des exceptions pour la recherche scientifique ou « s’il en va de l’intérêt » de l’animal, la décision étant laissée au ministre canadien de l’Environnement.

Un enfant regarde un lion de mer stellaire passer devant la fenêtre à l'intérieur de l'ancien bassin à bélugas de l'aquarium de Vancouver. (David Horemans/CBC)

Le Canada suit la tendance internationale

En 1992, le Canada avait été un des tout premiers pays à interdire les captures de cétacés au large de ses côtes aux fins d’exportation. Le Canada n’est cependant pas le premier à interdire leur captivité.

La nouvelle loi canadienne s’aligne en fait sur une liste croissante de pays qui s’efforcent d’interdire les cétacés en captivité, a déclaré Rebecca Aldworth, directrice générale de la section canadienne de Humane Society International.

Au cours des 20 dernières années, au moins sept pays (l’Inde, la Croatie, la République de Chypre, la Slovénie, la Suisse, le Chili et le Costa Rica), ainsi qu’un État américain (la Caroline du Sud) ont interdit l’importation ou la capture de cétacés vivants, la captivité ou l’utilisation de cétacés à des fins commerciales ou de divertissement.

« C’est une victoire pour tous les Canadiens qui veulent un pays plus humain », déclare Mme Aldworth, dont l’organisation faisait partie d’une coalition de scientifiques marins et d’organisations qui appuyaient le projet de loi.

Depuis les années 1990, des mouvements militant pour les droits des animaux ont augmenté leurs pressions auprès des gouvernements et des institutions pour faire cesser la garde d’animaux en captivité.

L’embouchure du fleuve Saint-Laurent a été source des premiers bélugas en aquarium

Les premières tentatives de garde de bélugas en aquarium datent des années 1860 dans le cadre du célèbre Barnum’s American Museum, au cœur de Manhattan. Capturés dans l’estuaire du Saint-Laurent, ces cétacés étaient expédiés en train jusqu’à New York.

On estime qu’entre 1860 et 1965, une trentaine de bélugas ont ainsi été acheminés aux États-Unis, selon un rapport intitulé Un examen de la capture et de la mise en captivité de mammifères marins au Canada, rédigé par Pêches et Océans Canada en 1999.

Par ailleurs, la chasse des baleines dans le fleuve Saint-Laurent a été interdite en 1979.

RCI avec La Presse canadienne et les informations de John Paul Tasker et de Chris Brown de CBC News avec la contribution de Jacques Dufresne de Radio-Canada

En complément

3 espèces de baleines, dont 2 parmi les plus grandes du monde, sont en péril en eaux canadiennes – RCI 

Admirez en bateau les beautés des baleines de la Belle Province – RCI 

Nouvelle-Écosse: un sanctuaire possible pour baleines et dauphins en captivité dans le monde – RCI 

Share
Catégories : Environnement, Internet et technologies
Mots-clés : , , , ,

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*