La ville de Montréal au Québec. (Photo: Samuel Charron/Unsplash)

Les Canadiens et les Québécois rois des banlieues et de l’étalement urbain

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Le rêve de posséder une maison unifamiliale assortie d’un terrain est plus vivant que jamais au pays.

Le Conseil canadien d’urbanisme a publié, l’an dernier, les résultats d’une enquête sur l’étalement urbain autour des plus grandes villes du pays.

On y apprend que la croissance démographique dans les banlieues s’accentue notamment à Montréal et à Toronto

Une autre étude récente menée celle-là par un professeur de l’Université Queen’s, en Ontario, démontre que la population des banlieues canadiennes a augmenté de 2,4 millions habitants de 2006 à 2016, contre seulement 265 000 habitants dans les centres-ville.

Les banlieues des grandes villes canadiennes grossissent et certaines autour d’Ottawa, Toronto et Montréal connaissent les plus fortes croissances au pays.

Selon l’urbaniste québécois Éric Turcotte, l’étalement est une véritable plaie dans la plus grande ville canadienne. « À Toronto, on rajoute environ de 125 000 à 130 000 nouveaux résidents chaque année. Donc, on rajoute annuellement dans la grande région de Toronto, l’équivalent de la population d’une ville comme Trois-Rivières qui se trouve à mi-chemin entre Montréal et Québec. »

Étalement urbain dans la région de Gatineau au Québec, près de la capitale canadienne. Photo : Google

L’étalement vu du Québec

Dans la région de la ville de Québec, 97 % des nouveaux résidents des 10 dernières années se sont installés dans des banlieues où il n’y a pas de transport collectif.

À Montréal, ce serait 83 % des nouveaux résidents qui ont fait ce choix.

Cette dépendance sur les déplacements en automobile a de graves conséquences à long terme sur l’environnement. Les coûts de l’étalement urbain sont en fait très nombreux. Ils vont de la perte de terres agricoles et de milieux naturels à la construction de nouvelles infrastructures routières pour un nombre limité d’usagers.

Découvrez quelle grande ville canadienne a le pire bilan : Montréal ou Toronto?

Photo : La Rive-Nord vue depuis les airs - Radio-Canada/Vincent Champagne

Les terres agricoles en voie de disparition

Une ferme à Beloeil, au Québec, entourée par de nouveaux quartiers résidentiels.
PHOTO : RADIO-CANADA / DOMINIC BRASSARD

À peine 2 % du territoire Québécois est cultivable.

En vérité, ce petit jardin nordique d’environ deux millions d’hectares est insuffisant dans le contexte d’un étalement urbain qui ne donne pas de signe de ralentissement.

Inquiète de voir des projets immobiliers se répandre sur des terres cultivables, l’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA) recherche un resserrement de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles.

L’UPA désire que l’on accorde notamment plus de pouvoirs à la Commission du territoire agricole (CPTAQ) afin qu’on puisse mieux protéger les terres autour des grands centres urbains, dont Montréal.

Les terres agricoles et l’étalement urbain : attention, danger!

Quel avenir pour les terres agricoles près des villes? Crédit photo : vivreenville.org

RCI avec La Presse canadienne et la contribution de Patrick Masbourian et Matthieu Dugal de Radio-Canada

En complément

Remplacer 2000 ha de terres agricoles par des commerces et maisons. L’UPA dit non! – RCI 

Toronto 2025: Est-ce que la ceinture de verdure résistera aux pressions de la croissance démographique? – RCI 

Terres agricoles mâchées à petites bouchées par les investisseurs – RCI 

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Catégories : Économie, Environnement, Santé, Société
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