Yellowknife – Une minière espère relancer l’exploitation aurifère

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Zone d’exploration de TerraX Minerals (CBC)
Zone d’exploration de TerraX Minerals (CBC)

Une jeune société minière – TerraX Minerals — espère lancer une nouvelle ère dans les mines d’or de Yellowknife, capitale des Territoires du Nord-Ouest. La dernière mine d’or à proximité de la ville a cessé ses opérations il y a une dizaine d’années. Depuis, l’exploration dans la ceinture aurifère de Yellowknife était presque au point mort. En février dernier, TerraX a fait l’acquisition d’un site minier très prometteur à près de 15 kilomètres de la ville. Le site Northbelt fait 13 kilomètres de long et 36 kilomètres carrés en surface et se trouve tout juste au nord de la mine Giant. Ce site a déjà appartenu à la société Royal Oak, la dernière minière à opérer la mine Giant.

Selon Joe Campbell, président de TerraX Minerals « C’est l’expansion la plus prometteuse en minéralisation depuis des années. » TerraX Minerals démarre une exploration de faible envergure cet été. On y fera des relevés géologiques tout en fouillant dans les vieux dossiers de forages. Par contre, le plus grand défi sera de « vendre le projet » aux voisins du site qui aura été l’une des exploitations minières des plus toxiques au Canada.

Contamination historique

Le gouvernement fédéral canadien est à investir près d’un milliard de dollars dans la décontamination de la mine Giant et dans le storage de 237 000 tonnes de trioxyde d’arsenic, de la poussière géénérée par l’extraction de l’or.

« Quiconque parle d’exploitation aurifère dans la région de Yellowknife fera l’association avec les méthodes du passé de cette industrie minière. Il sera évident que nous serons confrontés à des commentaires du genre d’une autre édition du pire événement environnemental des 40 dernières années » souligne Joe Campbell. « Nous avons beaucoup de travail de communication à faire. »

Un prospecteur de Yellowknife, Walt Humphries, affirme pour sa part que la construction d’une autre mine près de la ville ne créera pas de contamination de la nature de celle générée par la tristement célèbre mine Giant. « Je ne dirais pas de ne pas prospecter près de Yellowknife uniquement parce que Giant a généré une grande quantité de pyrite arsénique alors que nombre d’autres mines ne l’ont pas fait. On doit d’abord trouver le gisement avant de d’y aller d’un jugement de la sorte. » De plus, selon Walt Humphries, alors que les exploitations de mines de diamant réduisent leurs opérations dans les TNO, c’est le bon moment d’explorer d’autres minerais pour pallier le manque à venir et générer un autre souffle à l’économie territoriale.

Joe Campbell, président de TerraX Minerals, ajoute qu’aucune société minière ne traite le minerai aujourd’hui comme cela se faisait dans les années 40. De plus, les explorations précédentes dans le secteur Northbelt faisait état de contenu d’arsenic beaucoup plus faible que ce que l’on retrouvait à Giant.

Toujours selon Joe Campbell, une exploitation minière si près de la ville, si les explorations préliminaires s’avèrent positives, créerait un boom à Yellowknife tout comme au sein des communautés de Ndilo et Dettah. « L’essentiel des opérations minières se font selon le modèle fly-in, fly-out. Nous importons nos travailleurs et la ramenons à la fin d’un cycle de travail. Imaginez travailler dans un environnement où vous rentrez chez vous à la fin d’un quart de travail. »


 

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Raymond Desmarteau, Radio Canada International

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