Rentrée coûteuse à Kashechewan, en Ontario

La communauté autochtone de Kashechewan, sur la côte ouest de la baie James. (La Presse Canadienne)
La communauté autochtone de Kashechewan, sur la côte ouest de la baie James. (La Presse Canadienne)
La rentrée scolaire s’annonce coûteuse et compliquée pour la Première Nation de Kashechewan.

Plus de 250 personnes sont toujours évacuées à cause des inondations qui ont touché la réserve ce printemps. Des élèves doivent donc à aller à l’école dans leur communauté d’accueil et le gouvernement fédéral envisage maintenant de refiler la facture à la Première Nation.

Il faudra encore plusieurs mois avant que les évacués de Kashechewan puissent réintégrer leurs maisons. À Kapuskasing, leur communauté d’accueil, environ 90 élèves attendent de pouvoir reprendre les cours dans des classes temporaires qui ont été mises à leur disposition.

Le gouvernement fédéral souhaite que la Première Nation assume une partie des coûts à même son budget d’éducation.

Selon le directeur de l’éducation de Kashechewan, Oliver Wesley, ce serait une dépense de 400 000 $ à un million de dollars.

« Ce serait une décision catastrophique, qui nous forcerait à réduire les services offerts aux jeunes », dénonce-t-il.

Le député fédéral de Timmins-Baie James, Charlie Angus, accuse pour sa part le ministère des Affaires autochtones de s’acharner sur cette communauté, déjà éprouvée.

« C’est injuste », estime-t-il, ajoutant que les conditions dans lesquelles les jeunes élèves vont à l’école à Kashechewan sont déjà difficiles.

Depuis 10 ans, les élèves de la réserve étudient dans des classes mobiles en mauvais état. Le toit de l’école secondaire coule depuis sept ans et le gymnase est condamné.

 

 

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