Les femmes et la politique au Yukon

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Plus de 80 femmes se sont présentées à l'événement qui visait à encourager les Yukonnaises à intégrer la politique. Photo : Claudiane Samson/ICI RADIO-CANADA
Plus de 80 femmes se sont présentées à l’événement qui visait à encourager les Yukonnaises à intégrer la politique. Photo : Claudiane Samson/ICI RADIO-CANADA
Un événement pour souligner l’engagement des femmes en politique a attiré plus de 80 femmes mardi soir à Whitehorse.

La rencontre Yukon women in politics était organisée par cinq organismes différents : les EssentiElles, la Direction de la condition féminine, le Centre pour femmes Victoria Faulkner, SMRT POP UPS et À voix égales.

Véronique Herry Saint Onge a créé le chapitre yukonnais de À voix égales, qui a vu le jour à la fin du mois de mars. La participation des femmes en politique était son sujet de maîtrise. Le Yukon, dit-elle, a fait des percées dans ce domaine.

Selon ses calculs, les femmes représentent 50 % du conseil municipal de Whitehorse, 40 % des collectivités rurales et 32 % de l’Assemblée législative. Elle aimerait voir 50 % de femmes à l’Assemblée lors des prochaines élections territoriales.

On parle souvent plus des défis, mais on parle pas souvent de ce qu’on a à célébrer en terme de femmes en politique. On a un haut taux de participation, on a eu plusieurs premières au niveau national en terme de représentation féminine, donc je cherchais aussi à célébrer cette histoire.

Véronique Herry Saint Onge, À voix égales

Parmi les femmes présentes à la rencontre figurent plusieurs pionnières telles que Pat Duncan, première femme élue à la tête d’un gouvernement au Yukon, ou Audrey McLaughlin, chef néo-démocrate nationale de 1989 à 1997. Cette dernière promeut la participation des femmes à la vie démocratique partout dans le monde depuis qu’elle a quitté le monde politique.

Au-delà des barrières culturelles, Audrey McLaughlin explique que le manque de confiance empêche les femmes de se présenter en politique. « Tellement de femmes me disent qu’elles n’en connaissent pas assez. […] Il faut se sortir cela [de la tête] aussi, que nous ne sommes pas assez qualifiées, que nous n’en savons pas assez. » Elle se réjouit toutefois de voir de jeunes femmes s’impliquer dans sa cause.

Selon Kate White, la députée de Takhini-Kopper-King, il reste des barrières à faire tomber. « Même en 2016, il y a des difficultés pour être femme en politique. Nous sommes jugées sur des choses pour lesquelles les hommes ne le sont pas : nos vêtements, notre voix, nos mots. Ça limite la participation des femmes en politique. »

Lors des prochaines élections territoriales, Kate White affrontera dans sa circonscription une autre femme, l’athlète Jeane Lassen.

Le fait d’être femme n’a pas gêné Jeane Lassen pour se présenter en politique. « J’ai participé à un sport qui était considéré comme […] vraiment masculin [l’haltérophilie, NDLR] et je pense que la politique c’est la même chose, mais pour moi, c’est pas une barrière. Je veux représenter les Yukonnais. »

 

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Claudiane Samson, Radio-Canada

Claudiane Samson, Radio-Canada

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