Des sangliers en cavale dans le Nord canadien

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Sept femelles sangliers se sont échappées d’une ferme du sud du territoire du Yukon, dans le nord-ouest du Canada. (iStock)
Un groupe de sept sangliers s’est échappé d’une ferme de la région de Mendenhall, à l’ouest de Whitehorse (sud du Yukon), il y a plusieurs semaines. Les habitants du secteur s’inquiètent de la présence des animaux, qui réagissent mal à la présence humaine, selon un agent du gouvernement du Yukon.

« Nous les voyons dans notre cour presque chaque jour, raconte Laurie Lee, qui habite à Mendenhall. Ils étaient là, de l’autre côté de ma fenêtre, et mon enfant était en larmes. »

Le groupe de sangliers est entièrement composé de femelles. Chacune pèse environ 90 kilogrammes.

« Ce sont des animaux plutôt sauvages », indique Jesse Walchuk, l’agent responsable du développement agricole pour le gouvernement du Yukon. « Ils ne réagissent pas très bien aux interactions avec les humains », ajoute-t-il.

« Peu importe ce qui leur arrive, ça ne me dérange pas, affirme Laurie Lee. Je veux qu’ils disparaissent de notre environnement. »

Une cavale de plusieurs semaines

Tannis Thompson-Preete soutient avoir aperçu les sangliers pour la première fois au début du mois, alors qu’elle roulait sur la route de l’Alaska.

« Nous n’étions pas certains de ce dont il s’agissait, se souvient-elle. Nous nous attendions à ce que ce soit des ours. Nous avons immédiatement été inquiets et surpris, parce que ce n’est pas quelque chose qu’on s’attend à voir sur la route de l’Alaska. »

D’autres habitants du secteur disent avoir aperçu le groupe d’animaux dans la forêt ou sur leur propriété.

Des bêtes intelligentes et difficiles à capturer

Jesse Walchuk affirme que des appâts et des caméras servant à suivre les déplacements des animaux ont été utilisés par des agents du gouvernement pour tenter de capturer les sangliers, mais en vain.

« Ils sont vraiment intelligents et ils n’aiment pas s’approcher des zones clôturées. Ils savent quand ils sont pourchassés et ils peuvent reconnaître ce à quoi ressemble une clôture. »

Jesse Walchuk, agent responsable du développement agricole du gouvernement du Yukon

L’agent du développement agricole précise que la situation est prise au sérieux et que l’objectif est de s’assurer que les bêtes ne sont plus en liberté.

D’après Jesse Walchuk, une des inquiétudes du gouvernement est la possibilité que les sangliers se reproduisent dans la nature. Il admet toutefois que les chances sont minces, parce que le groupe ne comprend aucun mâle.

« À notre connaissance, il n’y a pas d’autres sangliers ou porcs sauvages au Yukon, alors il est peu probable que ces femelles aient rencontré un mâle dans la nature. »

Jesse Walchuk indique que le gouvernement a donné au propriétaire jusqu’au mercredi 11 juillet, à minuit, pour agir, que ce soit en capturant ou en tuant les sangliers, sans quoi il risque une amende.

Au moment d’écrire ces lignes, Radio-Canada n’a pu confirmer si le fermier avait reçu une amende.

Avec les informations de Heather Avery de CBC News

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Michaële Perron-Langlais, Radio-Canada

Michaële Perron-Langlais, Radio-Canada

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