Savoir autochtone et recherche scientifique pour protéger l’Arctique canadien

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Lors de la deuxième rencontre ministérielle sur les sciences de l’Arctique, qui avait lieu les 25 et 26 octobre à Berlin, en Allemagne, plus d’une vingtaine de pays ont signé une déclaration commune visant à collaborer davantage dans le secteur scientifique qui touche l’Arctique. (Hans-Joachim Rickel/Bundesministerium für Bildung und Forschung)
Le ministère canadien des Sciences et des Sports souhaite miser davantage sur le savoir des Autochtones et sur la recherche scientifique pour mieux protéger les régions de l’Arctique. C’est ce qui a été discuté lors de la deuxième rencontre ministérielle sur les sciences de l’Arctique, organisée les 25 et 26 octobre à Berlin, en Allemagne.

L’ambassadeur canadien en Allemagne et envoyé spécial du Canada auprès de l’Union européenne et de l’Europe, Stéphane Dion, a présidé la délégation canadienne au nom de la ministre canadienne des Sciences et des Sports, Kirsty Duncan.

Une vingtaine de pays, dont l’Islande, la Norvège, la Russie et les États-Unis, ont pris part à la conférence où se sont réunis plusieurs ministres des Sciences ainsi que des représentants de six organismes autochtones, dont le Conseil circumpolaire inuit.

« Notre compréhension des défis qui se présentent dans la région de l’Arctique et des solutions possibles doit être guidée par les connaissances des habitants de cette région. »

Stéphane Dion, ambassadeur canadien en Allemagne et envoyé spécial auprès de l’Union européenne et de l’Europe

Stéphane Dion a souligné que les régions polaires étaient les premières à écoper des effets des changements climatiques. L’émission de gaz à effet de serre provoquée par la fonte rapide du pergélisol est l’une des questions climatiques qui préoccupent de plus en plus les résidents du Nord canadien.

« […] le gouvernement du Canada élabore un cadre de politique sur l’Arctique et le Nord en partenariat avec les représentants autochtones et ceux des territoires et des provinces, a indiqué la ministre Kirsty Duncan par voie de communiqué. Ce cadre énoncera une approche inclusive conjuguant le savoir autochtone et les sciences de l’Arctique. »

La rencontre devait entre autres servir à améliorer l’accessibilité aux données scientifiques qui portent sur l’Arctique. La première rencontre ministérielle sur les sciences de l’Arctique avait eu lieu aux États-Unis en 2016.

Au mois de septembre, la ministre Kirsty Duncan a mené une expédition de 36 heures au Nunavut, dans l’Arctique canadien, dans le cadre d’un programme scientifique dans l’océan Arctique pour discuter des enjeux climatiques qui touchent plusieurs communautés nordiques avec des scientifiques et des représentants locaux.

Le budget fédéral de 2018 alloue une somme de 3,8 millions de dollars à l’élaboration d’un plan stratégique pour trouver des moyens de mener des recherches avec les communautés autochtones du pays.

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