L’Arctique face à un hiver plus chaud que la normale

Le Grand Nord a également battu des records de chaleur lors de l’hiver 2021-2022. (David Goldman/AP)

Alors que le Canada se prépare pour la saison froide, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) a publié ses prévisions saisonnières pour l’hiver 2025-2026. Le ministère met en lumière des conditions contrastées, mais confirme une tendance critique pour le Nord canadien.

Les scientifiques d’ECCC prévoient des températures plus chaudes que la normale dans l’est de l’Arctique et pour les communautés situées autour de la baie d’Hudson, notamment le nord du Manitoba, de l’Ontario et du Québec.

Cette relative douceur dans une portion du nord du pays contraste avec des températures plus froides attendues dans certaines parties du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest.

Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, et encore plus rapidement dans le Nord, affirme l’organisme fédéral.

Les prévisions hivernales sont également teintées par l’influence d’un épisode relativement faible de La Niña, un phénomène météorologique caractérisé par le refroidissement des eaux dans le Pacifique central et oriental.

Il s’agit de la cinquième présence de La Niña au Canada en six ans. Le phénomène touche historiquement le pays principalement pendant l’hiver et le printemps.

Un paysage arctique avec de la glace
Selon Environnement et Changement climatique Canada, pour mieux comprendre les changements climatiques, les scientifiques ont mis au point un outil pour analyser les épisodes de précipitations extrêmes, comme les fortes pluies, et déterminer rapidement si le réchauffement climatique les a rendus plus probables de se produire, et dans l’affirmative, dans quelle mesure. (Photo : Dustin Patar/CBC News)

Expansion du système d’attribution

Parallèlement à la publication des prévisions, ECCC a annoncé l’expansion de son système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes.

Cet outil scientifique a pour objectif de déterminer rapidement si les changements climatiques attribuables aux activités humaines ont rendu des épisodes de précipitations extrêmes plus probables.

En analysant 42 des épisodes de précipitations les plus extrêmes partout au Canada depuis juin 2025, les chercheurs ont déterminé que 39 d’entre eux avaient été rendus plus probables de survenir en raison de l’influence humaine sur le climat. Trois autres épisodes ont été rendus beaucoup plus probables.

Pour sa part, l’Organisation météorologique mondiale des Nations unies a confirmé que l’année 2025 est en voie d’être au troisième rang des années les plus chaudes jamais enregistrées.

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