Climat et biodiversité : Ottawa injecte 19,6 millions $ dans l’intendance autochtone

Le gouvernement fédéral a annoncé un investissement de 19,6 millions de dollars destiné à soutenir 82 projets environnementaux portés par des communautés autochtones de tout le pays.
Selon Ottawa, cette enveloppe vise à « conjuguer savoirs ancestraux et science moderne pour lutter contre les changements climatiques et pour protéger les espèces menacées ».
L’annonce a été effectuée à Victoria par la ministre de l’Environnement, du Changement climatique et de la Nature, Julie Dabrusin.
Le savoir autochtone, façonné par des millénaires d’intendance, est essentiel pour résoudre certains de nos plus grands défis, a déclaré la ministre Dabrusin, soulignant que ces projets permettent simultanément de restaurer des écosystèmes et de créer des emplois dans des communautés éloignées.
Un investissement en trois piliers
Le financement se divise en trois volets stratégiques :
- 13,1 millions pour les Solutions climatiques naturelles (stockage du carbone),
- 4,5 millions pour le programme des gardiens des Premières Nations,
- 2 millions pour les partenariats de protection des espèces en péril.
La Colombie-Britannique aux premières loges
La province bénéficie d’une part importante de cet investissement avec 22 projets financés.
Trois initiatives illustrent la diversité des actions sur le terrain :
- Surveillance et souveraineté : les gardiens de la Première Nation Tsartlip utiliseront les fonds pour surveiller et restaurer leurs territoires marins et terrestres selon les lois traditionnelles WSÁNEĆ;
- Séquestration du carbone : la Première Nation Nazko entreprendra la restauration de milieux humides. En préservant la tourbe et en gérant le débit de l’eau, elle vise à transformer ces zones en véritables « éponges à carbone » pour réduire les émissions de gaz à effet de serre;
- Protection de la faune : le Nk’Mip Desert Cultural Centre recevra un appui pour étudier l’impact des feux de forêt sur les populations de serpents, tout en impliquant activement les jeunes de la communauté dans le suivi télémétrique des espèces.
« Une responsabilité héritée »
Jenna Bower, directrice générale du Nk’Mip Desert Cultural Centre, a rappelé que, pour le peuple Syilx, « l’intendance n’est pas un programme, c’est une responsabilité héritée ».
Même son de cloche du côté de Gillian Staveley, présidente du Réseau national des gardiens des Premières Nations, qui voit dans cet investissement de 4,5 millions de dollars pour son organisation une occasion de « protéger la terre, l’eau et la glace pour les générations à venir ».
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