Groenland : l’OTAN est « loin d’être en crise », assure son général en chef

L’OTAN est loin d’être en crise et est prête à défendre ses pays membres, a assuré vendredi le commandant suprême des forces alliées en Europe, malgré les menaces de Donald Trump de s’emparer de force du Groenland, territoire autonome du Danemark.
Jusqu’à présent, cela n’a eu aucun impact sur mon travail au niveau militaire, donc je dirais simplement que nous sommes prêts à défendre chaque pouce de l’Alliance, aujourd’hui encore, a déclaré le général américain Alexus Grynkewich, en déplacement en Finlande.
« Je considère que nous sommes loin d’être en situation de crise à l’heure actuelle », a-t-il affirmé.
Le Danemark – Groenland compris – est membre de l’OTAN et une attaque américaine contre l’un des membres de l’Alliance signifierait « la fin de tout », a averti sa première ministre, Mette Frederiksen.
Le président américain martèle que les États-Unis doivent prendre le contrôle du Groenland pour assurer leur propre sécurité face à la Chine et à la Russie.
La Maison-Blanche, tout en refusant d’exclure l’option militaire, a fait savoir que le président réfléchissait « activement » à un achat de l’immense île arctique, sans préciser quelle forme exactement cette transaction pourrait prendre.
Par ailleurs, Donald Trump a reconnu, dans un entretien au New York Times jeudi, qu’il lui faudrait peut-être choisir entre la préservation de l’intégrité de l’OTAN ou le contrôle du territoire danois.
Interrogé sur ces déclarations à Vantaa, une ville au nord de Helsinki, le commandant suprême Grynkewich n’a pas souhaité s’épancher sur « l’aspect politique » de la question groenlandaise.
Nous essayons de dissuader toute action contre le territoire de l’alliance. Je pense que nous y parvenons. Nous le constatons chaque jour, a-t-il toutefois souligné.
Les revendications du président américain concernant le Groenland inquiètent les pays européens membres de l’OTAN, qui y voient une menace existentielle pour l’alliance de défense.
Le Danemark a reçu jusqu’à présent le soutien de l’Italie, la France, l’Allemagne, la Pologne, l’Espagne et le Royaume-Uni face aux revendications du président américain.
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