Le Canada participe à un exercice militaire avec les États-Unis en Alaska

Par Annick Forest
Des militaires canadiens participent à l’exercice international STRIKING BAT, organisé par les forces américaines sur leur base de Fort Wainwright, en Alaska, auprès de troupes de la Norvège, de l’Italie et de la Mongolie.
Six hélicoptères CH-146 Griffon doivent se rendre vers cette base américaine à Fairbanks. Les résidents du nord-ouest de l’Alberta, du nord-est de la Colombie-Britannique et du sud-ouest du Yukon pourraient voir et entendre passer ces hélicoptères qui voleront à basse altitude d’ici le 28 janvier pour rejoindre leurs collègues de l’Armée canadienne déjà sur place.
Selon l’Aviation royale canadienne, les troupes y sont pour participer à une opération de grande envergure ayant pour but de préparer les membres des forces militaires pour des opérations dans des environnements arctiques et subarctiques.
Le Canada a également participé aux exercices STRIKING BAT à Fort Wainwright en 2024, ainsi qu’à Twentynine Palms, en Californie, en 2021.
L’opération de cette année, en collaboration avec les Américains, survient toutefois au moment où la coopération du gouvernement américain avec ses alliés traditionnels dans la zone arctique est ébranlée par les propos du président Donald Trump.
Ne serait-ce que la semaine dernière, il menaçait d’imposer des droits de douane aux pays européens participant à des exercices militaires au Groenland, car il maintient que ce territoire devrait être cédé aux États-Unis.
Interrogée sur l’avenir de la coopération militaire entre le Canada et les États-Unis lors d’une entrevue sur les ondes de CBC News le 18 janvier, la générale Jennie Carignan, chef d’état-major de la Défense, a déclaré que le Canada est aligné sur l’Europe tout en ajoutant :
« Nous partageons un continent avec les Américains. Le défendre est beaucoup plus facile si nous le faisons ensemble. »
La générale Carignan a indiqué qu’elle ne voyait pas de raison de cesser les exercices militaires avec les Américains.
« Au contraire, nous devons maintenir ces canaux de communications pour assurer la compréhension mutuelle. Les différends sont possibles dans certains cas, mais je dirais que, de militaire à militaire, ces conversations, ces discussions sont toujours en cours. »
Avec les informations d’Andrew Kurjata
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