Érosion dans le Grand Nord canadien : une communauté dans l’incertitude

Le dégel du pergélisol, les glissements de terrain et l’érosion sont des préoccupations de longue date pour la communauté de Fort Good Hope, située en bordure du fleuve Mackenzie, aux Territoires du Nord-Ouest. (Sarah St-Pierre)

Les résidents de Fort Good Hope, aux Territoires du Nord-Ouest, demeurent dans l’attente de solutions, puisque l’érosion des sols menace plusieurs maisons, le réservoir d’eau et un vieux cimetière.

On ne sait toujours pas ce qui sera fait pour protéger les structures menacées dans la communauté d’environ 500 habitants.

Selon le chef de Fort Good Hope, Shawn Grandjambe, une douzaine de maisons pourraient devoir être déplacées au cours des prochaines années.

« C’est vraiment un gros problème, car plusieurs maisons se trouvent sur le bord du fleuve Mackenzie », fait remarquer le chef.

Les autorités auraient déterminé que 29 maisons sont sur la liste pour être déplacées, dont 4 de façon urgente.

Des consultants qui travaillent pour le gouvernement territorial auraient indiqué au chef que certains habitants devraient évacuer leur résidence durant la fonte du printemps.

Shawn Grandjambe, chef de Fort Good Hope, affirme que les autorités travaillent à trouver une solution au problème de l’érosion qui menace des structures de la communauté riveraine. (Sarah St-Pierre/Radio-Canada)

Le réservoir d’eau de la communauté serait également menacé.

C’est une grande préoccupation. Il s’agit de la seule source d’eau du village. Si nous [perdons le réservoir à eau], nous devrons nous démener pour trouver une autre source d’eau sur-le-champ.Shawn Grandjambe, chef de Fort Good Hope

Aucun plan précis n’aurait encore été établi pour sauver les structures menacées ou garantir le relogement des résidents, mais les autorités travailleraient à des solutions.

Des résidents sur le qui-vive

Edna Tobac raconte qu’un important glissement de terrain s’est produit derrière sa maison il y a un peu plus de 30 ans.

Si l’événement n’a pas touché sa maison, il lui a ouvert les yeux. « Cela m’inquiète, spécialement lorsque nous avons beaucoup de pluie. Je sais que cela contribue à l’érosion déjà en cours », dit-elle.

Chaque printemps, avec les mouvements des glaces, la neige et la fonte, nous sommes toujours sur nos gardes.Edna Tobac, résidente de Fort Good Hope
Edna Tobac, résidente de Fort Good Hope. (Liny Lamberink/Radio-Canada)

Sa famille aurait eu de la difficulté à obtenir un titre de propriété et à faire assurer la maison en raison du glissement de terrain survenu il y a des décennies.

Mme Tobac ajoute que sa famille ne coupe pas d’arbres sur la propriété, afin de maintenir la stabilité du sol, comme le pergélisol dégèle et que le terrain s’affaisse.

Elle et son mari s’inquiètent aujourd’hui des prochains défis qui les attendent.

Une séance d’information, au cours de laquelle des consultants feront le point sur la situation, est prévue le mois prochain.

Le chef Shawn Grandjambe dit avoir hâte d’en apprendre plus sur les options qui s’offrent à la communauté, que ce soit le déplacement de maisons ou de nouvelles constructions.

« Nous tentons de déterminer s’il coûterait moins cher de simplement leur construire de nouvelles maisons. Je ne sais même pas s’ils veulent déménager. Nous devons encore parler aux propriétaires », indique le chef.

Avec les informations de Sarah St-Pierre

Citation :

Radio-Canada

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