Ottawa investit 55 millions $ dans les infrastructures en Arctique

L’étendue de la banquise de l’Arctique avait atteint cet hiver sa plus faible superficie jamais enregistrée. (Radio-Canada/Marie-Laure Josselin)

Le gouvernement fédéral accorde un financement de plus de 55 millions de dollars pour deux projets d’envergure au Nunavut. Issu de la Mise à jour économique du printemps 2026, cet investissement vise à sécuriser l’approvisionnement en minéraux critiques, à renforcer la souveraineté canadienne dans le Nord et à réduire la dépendance des mines au diesel.

50 millions $ pour le mégaprojet de Grays Bay

Le volet principal du financement, soit une enveloppe conditionnelle de 50 millions de dollars tirée du Fonds du premier et du dernier kilomètre, est attribué à la West Kitikmeot Resources Corporation.

Cet argent servira aux travaux de planification et de préparation pour le projet de route et de port de Grays Bay. Pris en charge par le Bureau des grands projets depuis mars dernier, ce projet comprend :

  • la construction d’un port en eau profonde dans l’Arctique,
  • l’aménagement d’une route quatre saisons de 230 kilomètres.

Cette nouvelle voie terrestre et maritime connectera la région au réseau routier national, facilitant ainsi l’accès et le transport du zinc et du cuivre vers les marchés mondiaux.

Virage vert : 5 millions $ pour une technologie propre

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Tim Hodgson, a également annoncé l’octroi de 5 millions de dollars à l’entreprise québécoise Glacies Technologies inc.

Ce montant permettra de tester un système de chauffage et de ventilation à faibles émissions sur le site de la mine d’or Goose, exploitée par B2Gold dans l’ouest de la région de Kitikmeot. Si l’essai est concluant, cette technologie alternative pourrait remplacer le diesel, réduisant à la fois les coûts d’exploitation et l’empreinte carbone des sites miniers nordiques.

Contexte économique et souveraineté

Selon Ottawa, ces investissements répondent à une hausse de la demande mondiale pour les matières premières et à l’importance géopolitique croissante des routes commerciales de l’Arctique.

La députée du Nunavut, Lori Idlout, a souligné que ce développement se fera en concertation avec les Inuit, notamment en s’appuyant sur l’Inuit Qaujimajatuqangit (le savoir traditionnel inuit) pour les étapes préalables à la construction, assurant ainsi des retombées directes sur l’emploi local.

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