Le Conseil circumpolaire inuit conclut sa 15e Assemblée générale à Iqaluit

Les délégués de la 15e Assemblée générale du Conseil circumpolaire inuit (CCI) ont clôturé un sommet de quatre jours à Iqaluit le 25 juillet. À cette occasion, ils ont adopté un cadre politique pour les quatre prochaines années et ont élu une figure de la défense des droits des Inuit du Canada, Aluki Kotierk, à la présidence internationale.
Le rassemblement a réuni des délégués et des représentants du monde circumpolaire, notamment de l’Alaska, du Canada, du Kalaallit Nunaat (Groenland) et de Tchoukotka.
Axée sur le thème Inuit Tapiriit Nunarjuarmi (« Les Inuit unis à travers le monde »), l’assemblée a marqué le retour du CCI à Iqaluit, qui avait accueilli l’événement pour la dernière fois en 1983.
Transition à la présidence
Dans le cadre de la rotation de la gouvernance pour le mandat 2026-2030, la présidence est officiellement passée du Groenland au Canada.
Aluki Kotierk préside également le Forum permanent des Nations unies sur les questions autochtones, a coprésidé le Groupe de travail mondial pour la Décennie internationale des langues autochtones (2022-2032) et a dirigé Nunavut Tunngavik Incorporated à titre de présidente de 2016 à 2024.
Je suis honorée et très reconnaissante d’avoir l’occasion de servir en tant que présidente du CCI, a déclaré Mme Kotierk lors de son élection. L’engagement répété à continuer de travailler dans l’unité à travers l’Inuit Nunaat pour l’avenir est porteur d’espoir.
Aluki Kotierk succède à la présidente sortante, Sara Olsvig, du Groenland. En faisant le bilan de son mandat, Mme Olsvig a souligné le rôle clé et persistant du CCI dans la diplomatie internationale, utilisant une métaphore traditionnelle de chasse pour décrire le mandat de l’organisation.

« Les délégués du CCI sont le norsaq, le propulseur du harpon, pour tous les Inuit. Le CCI est alors leur tuukkaq, la pointe du harpon », a souligné Mme Olsvig.
Les délégués nous donnent la direction et envoient le CCI dans le monde, où nous nous agrippons aux tables de décision dans des salles où nous ne sommes pas toujours les bienvenus, parce que c’est ce que notre peuple nous a demandé de faire, affirme Sara Olsvig.
La Déclaration d’Iqaluit et les priorités à venir
Tout au long du sommet, les délégués ont examiné les rapports régionaux, consulté des experts techniques et adopté officiellement la Déclaration d’Iqaluit.
Ce document énonce les priorités fondamentales du CCI pour le mandat 2026-2030, axées sur des enjeux cruciaux tels que :
- la promotion des droits, de la souveraineté et de l’autodétermination des Inuit,
- la protection de l’environnement arctique et la réponse aux changements climatiques,
- la préservation des langues autochtones et du patrimoine culturel,
- le développement économique durable et le plaidoyer international.
En marge des travaux officiels, l’assemblée a été rythmée par des prestations culturelles célébrant les traditions partagées par les quatre régions internationales.
Gouvernance et perspectives pour 2030
À l’issue de l’assemblée, le conseil exécutif nouvellement installé du CCI s’est réuni pour lancer ce nouveau mandat. Aux côtés de la présidente Aluki Kotierk, les dirigeants exécutifs régionaux sont :
- Canada : Herb Nakimayak (président) et Natan Obed (vice-président),
- Alaska : Marie Greene (présidente) et Nicole Kanayurak Wojciechowski (vice-présidente),
- Groenland (Kalaallit Nunaat) : Emma Lennert (présidente) et Nivi Rosing (vice-présidente),
- Tchoukotka : Irina Meshcheriakova (présidente) et Maria Leita (vice-présidente).
La prochaine Assemblée générale du CCI se déroulera à Nome, en Alaska, en 2030.
Fondé en 1977, le CCI est une organisation internationale représentant environ 180 000 Inuit d’Alaska, du Canada, du Groenland et de Tchoukotka.
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